03 janvier 2006
Inside The Poker Mind
Inside The Poker Mind est un livre de poker assez controversé. Pendant logtemps, je n’ai connu du livre que l’essai Do you pass the Ace-Queen Test ? qui a fait les beaux jours de nombreux forums de discussion. En réalité, cet essai n’occupe que 2 des 270 pages de l’ouvrage.
Le livre est divisé en cinq parties mais seules les parties II et III ont un contenu original. Dans les trois autres parties, J. Feeney se contente le plus souvent de faire des références aux 3 volumes des Poker essays de M. Malmuth. Il n’est dès lors pas étonnant de découvrir dans Inside The Poker Mind un essai intitulé "Self-Weighting Cold Calls".
La première partie du livre "Technical points" n’a que peu d’intérêt même pour un joueur débutant car ce chapitre ne contient que des essais liés à des thématiques très classiques avec par exemple l’essai "Playing too many hands". La seconde partie "General Poker Concept" ne contient que deux essais intéressants. Le premier est consacré au jeu en short-handed. Cet essai d’une dizaine de pages apparaît comme une bonne introduction à un ouvrage avec davantage de contenu comme Holdem Brain de King Yao.
Le second essai qui a un minimum d’intérêt est "Why learn to Beat Tougher Games". Les joueurs qui jouent aux micro-limites à $3/$6 et moins et qui vont de sites en sites à la recherche des tables les plus looses pourront découvrir à la lecture de cet essai qu’il peut être utile et profitable (sur le long terme) de chercher à affronter des joueurs ayants un bon niveau.
La troisième partie "Strategic Thinking in Hold’em" est celle qui offre le plus de contenu. En particulier, les trois essais consacrés à la stratégie à utiliser contre un "maniac" sont assez interressants. J. Feenay fait notamment une synthèse sur la question de la position idéal face à un maniac.
La quatrième partie "Poker and Emotion" reprend les grands sujets que l’on retrouve dans The Psychology Of Poker de A. Schoonmaker. La cinquième partie qui ne fait pas plus de 50 pages disserte principalement sur les effets des livres de stratégie sur le joueur de poker.
En conclusion, Inside The Poker Mind est un bon livre qui contient quelques essais d’une très grande qualité mais il est difficile de considérer ce livre comme un ouvrage indispensable. Inside The Poker Mind reste néanmoins un bon livre pour un joueur qui "collectionne" les livres sur le poker.
Pour aller plus loin :
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Weighing The Odds In Holdem Poker
Weighing The Odds In Hold’em Poker publié chez Pi Yee Press est désormais, selon moi, l’ouvrage de référence que doit posséder tout joueur de holdem limit. L’auteur du livre, King Yao, un ancien trader et spécialiste des paris sportifs, a fait un travail remarquable.
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Son livre n’est probablement pas le plus facile d’accès pour un joueur qui débute au holdem limit mais Weighing The Odds In Hold’em poker a toutes les qualités pour être le livre de chevet des joueurs qui sont gagnant aux petites limites jusqu’à $5/$10 et débutent aux limites moyennes ($10/$20).
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Pendant longtemps, le principal support théorique pour jouer aux limites moyennes était Holdem Poker for Advanced Player de David Sklansky. Or, si HPFAP reste un livre qui à de grandes qualités, il reste très ancré dans les années 90 et ne prend pas en compte les évolutions récentes du poker. En effet, lors de la première parution d’ HPFAP, le poker en ligne n’existait pas et le poker n’était joué qu’entre initiés.
Le premier intérêt de l’ouvrage de King Yao est qu’il synthétise les approches des différentes "écoles" du poker. Dès les premières pages du livre où King Yao remercie ceux qui lui ont permis de progresser, l’auteur cite des joueurs et théoriciens aussi différents que David Sklansky, Roy Cooke ou Abdul Jalib.
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La première partie de l’ouvrage est assez classique dans sa structure avec la présentation des types de joueurs et des concepts stratégiques basiques tels que l’ espérence de gain, les outs, la position ou le pot odds. Dans ce dernier chapitre apparaît le DIPO, la méthode d’aide à la décision de King Yao. En réalité King Yao ne revendique pas la paternité de sa technique qui a à l’origine été développée par Abdul Jalib. L’apport de King Yao ne concerne que la méthode de calcul qui est plus simple que celle d’Adul Jalib dès lors que le joueur qui fait appel à cette méthode se trouve à un table très agressive où les relances sont nombreuses.
Ensuite, King Yao présente successivement les stratégies gagnantes au holdem limit à commencer par la selection des mains de départ, le jeu au flop, le jeu à la turn et à la river.
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La troisième partie est la plus novatrice de l’ouvrage. King Yao consacre deux chapitres au jeu en short-handed. Maitriser le jeu en short-handed est indispensable lorsque l’on commence à jouer à des limites moyennes ou lorsque l’on souhaite devenir prop player. En une cinquantaine de pages King Yao présente les spécificités du jeu en short-handed avant de mettre en exergue les principales erreurs commises par les joueurs qui ne jouent qu’en full games ou aux tables 6-max.
Les propos de King Yao sur le jeu short-handed dans ces deux chapitres sont les plus pertinents que l’on puisse trouver dans la littérature pokerienne avec ceux de Matt Maroon dans Winning Texas Hold'em. En outre, King Yao consacre un chapitre entier au poker en ligne et insiste notamment sur les ajustements que le joueur doit faire lorsqu’il décide de jouer sur le net. En particulier, King insiste sur le fait que le jeu en ligne est plus agressif que le jeu en live.
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En conclusion, Les 20 chapitres de Weighing The Odds In Hold’em poker ont tout pour permettre à ce livre de devenir un "classique". Il est dès aujourd’hui un des meilleurs livres de texas holdem disponibles sur le marché. Sur son blog, King Yao annonce par ailleurs qu’il travaille actuellement sur un ouvrage consacré au Seven Card Stud qui va très certainement faire de l’ombre à Seven Card Stud For Advanced Player de David Sklansky et à The Elements Of Seven Card Stud de Konstantin Othmer.
Pour aller plus loin
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24 septembre 2005
Pot odds et probabilités
La maîtrise des cotes et des probabilités est indispensable pour pouvoir prendre les meilleures décisions à une table de poker. Si certains joueurs n’ont besoin que de leur intuition pour apprécier les cotes, dans la plupart des cas les joueurs doivent avoir recours aux mathématiques avant de prendre une décision. Par exemple, à une table à $1-$2, avec A♥K♥ et un tableau offrant 9♥2♣J♥, un adversaire ayant A◊J♠ mise $2. Au total, le pot contient 10 small bets. En l’espèce la cote est de 4 :1 de ne pas voir un ♥ apparaître à la river c’est à dire une fois sur cinq. Ainsi dans cet exemple A♥K♥ va perdre $2 à quatre reprises pour un total de $8 et gagner une fois $10 grace à son tirage. Ici l’espérance de gain est positive. Dans la même situation, si le pot ne contient que 7 small bets soit $7, A♥K♥ va toujours perdre $8 et gagner une fois $7, dans ce cas l’espérance de gain est négative et il convient de coucher K♥2♥ à la turn. Parler de cotes (ou odds) ou de probabilités revient à parler de la même chose. En effet, la probabilité indique la fréquence à laquelle un événement intervient. La cote indique la fréquence à laquelle un événement n’intervient pas. Pour convertir un % en cote, une opération simple suffit : (1/%)-1. Par exemple, si le joueur à une chance sur cinq de voir sa main s’améliorer, la cote de ne pas voir sa main s’améliorer est de 4 :1 ((1/0.2)-1). Les outs sont utilisés pour calculer les cotes et les probabilités. Un out désigne une carte permettant d’améliorer une main. Avec un flop 3♥ 7♥ 9♠, Q♥ T♥ dispose de 12 outs, trois K et neuf cœurs. En réalité, si la turn est un ♥, il y a 10% de chance qu’un joueur ait A♥X♥ ou K♥X♥, de ce fait Q♥T♥ ne dispose en réalité que de 11 effective outs (trois Q et 8 cœurs). En outre, si une Q apparaît à la river, le kicker, ici "T", pourra ne pas suffire face à une main comme A♠Q♠. il est possible d’estimer que la paire de Q's sera battue dans deux tiers des cas. Alors, il n’y a plus trois outs mais un effective out. Au total, dans cet exemple Q♥T♥ ne dispose pas de 12 outs mais de 9 effective outs. Ce dernier exemple fait apparaître un principe fondamental du poker qui est qu’améliorer une main n’implique pas que cette main va s’imposer à l’abattage. Dans ce type de situation, un joueur est "drawing dead", il "tire mort" car sa main est déjà batue et/ou même en s’améliorant, elle ne pourra pas s’imposer Avec 8♥7♥ et un flop A♣K♥5♥, il reste 47 cartes inconnues dont neuf cœurs. Ainsi, 9 cartes vont permettre de réaliser une couleur contre 38 cartes qui ne vont pas améliorer la main. La cote est donc de 4.2 : 1 ( 38 : 9) de ne pas réaliser la couleur. Par ailleurs, pour déterminer la probabilité d’améliorer la main il suffit de diviser le nombre d'outs par le nombre de cartes inconnues, ici 9/48, soit 19%. L’objectif du joueur doit donc être, non pas de déterminer les chances de sa main de s’améliorer, mais de déterminer les chances de sa main de s’imposer à l’abattage. En conséquence, il est indispensable de lire le jeu de l’adversaire. Par exemple un joueur détient AA face à un joueur ayant 76 sur un flop Q76. Pour déterminer quelles sont les chances pour AA de s’imposer, il suffit de comparer le nombre de combinaisons turn + river favorables par rapport aux 1900 possibilités. En premier lieu, 174 combinaisons ((2*44)+(43*2)) offrent un brelan à AA. Et 330 combinaisons donnent deux paires à AA ((3*38)+((36*3)*2)). En conséquence, la probabilité que AA s'impose à l’abattage est de 25% ((174+330)/(45*44)), la cote de AA de ne pas s'imposer est donc de 2.93 :1.
| Amélioration des hole cards au flop | outs | % | X:1 |
|---|---|---|---|
| Main de départ : paire fermée | |||
| un set au flop | 11 | 8.3 : 1 | |
| un flush draw | 1 | 88 : 1 | |
| un backdoor flush draw | 13 | 6.8 : 1 | |
| Main de départ : 2 cartes assorties | |||
| une paire | 29 | 2.5 : 1 | |
| deux paires | 2 | 49 : 1 | |
| un trips | 1.5 | 73 : 1 | |
| un flush draw | 11 | 8.1 : 1 | |
| un backdoor flush draw | 41 | 1.4 : 1 | |
| Main de départ : 2 suited connectors | |||
| un flush ou straight draw | 16 | 5.25 : 1 | |
| Main de départ : 2 cartes connectées | 11 | 8.1 : 1 | |
| un open ended straight draw | 10 | 8.6 : 1 | |
| Amélioration du flop à la turn | |||
| deux overcards vers une paire | 6 | 13 | 6.8 : 1 |
| une paire vers deux paires | 3 | 6 | 15 : 1 |
| deux paires vers un full | 4 | 9 | 11 : 1 |
| un set vers un full | 7 | 15 | 5.7 : 1 |
| un tirage vers flush | 9 | 19 | 4.2 : 1 |
| un tirage (4outs) vers straight | 4 | 9 | 11 : 1 |
| un tirage (8outs) vers straight | 8 | 17 | 4.9 : 1 |
| Amélioration de la turn à la river | |||
| deux overcards vers une paire | 6 | 13 | 6.8 : 1 |
| une paire vers deux paires | 3 | 7 | 14 : 1 |
| deux paires vers un full | 4 | 9 | 11 : 1 |
| un set vers un full | 10 | 22 | 3.6 : 1 |
| un tirage vers flush | 9 | 20 | 4.1 : 1 |
| un tirage (4outs) vers straight | 4 | 9 | 11 : 1 |
| un tirage (8outs) vers straight | 8 | 17 | 4.8 |
| Amélioration du flop à la river | Oe | ||
| deux overcards vers une paire | 11.5 | 24 | 3.2 : 1 |
| une paire vers deux paires | 5 | 13 | 7 : 1 |
| deux paires vers un full | 7 | 17 | 5.1 : 1 |
| un set vers un full | 15,5 | 33 | 3 : 1 |
| un tirage vers flush | 15 | 35 | 1.9 : 1 |
| un tirage (4outs) vers straight | 7.5 | 17 | 5.1 : 1 |
| un tirage (8outs) vers straight | 14.5 | 32 | 2.2 : 1 |
* *
La cote du pot ou pot odds, est le rapport entre le montant actuel du pot et le montant de la mise exigée pour rester dans le coup. Ainsi si le pot contient 10 small bets soit $10, et que la mise exigée est d’un big bet soit $2, alors le pot odds est de 5:1. Cependant, hors du cas ou un joueur est au bouton et joue en dernière position, il faut dans le calcul du pot odds prendre en compte la probabilité qu’un joueur raise. Par exemple, alors que le pot odds est de 9 :1 mais qu’il reste 1 joueur à agir dont on sait qu’il va relancer, il ne faut pas considérer un pot odds de 9 : 1 mais un pot odds de 6 : 1 car en réalité il conviendra de miser non pas $1 pour en gagner 9, mais $2 pour en gagner 12 si la relance provoque un duel.
La cote implicite, ou implied odds, désigne le rapport entre la somme du pot actuel et des bets ultérieurs, qui vont composer le pot final, et la mise exigée pour rester dans le coup. Par exemple, en jouant à une table à $1-$2 face à un seul adversaire. A la turn, le pot contient $10 offrant un pot odds de 5 :1. Si la main s’améliore à river, il est probable que l’adversaire décide malgré tout d’aller jusqu’à l’abattage. Ainsi, dès la turn, il apparaît en réalité qu’il convient de miser $2 pour gagner $12 ($10 + $2). Dès lors, la cote implicite est de 6 :1 et peut inciter à poursuivre l’action alors même que le pot odds incitait à folder la main. Pour déterminer la cote implicite, il convient donc de prendre en compte le nombre de big bets qui composeront le pot final et de le comparer à ce que le joueur doit verser au pot pour rester dans le coup. Par exemple, en head up, un joueur à A♠9♠ sur un tableau 2◊K♠8♠4♥ dans un pot qui contient 2 big bets. Le joueur doit caller pour un big bet pour rester dans le coup. Ici le joueur est à 4 :1 de ne pas améliorer sa main, avec un pot odds de 3 :1 le joueur semble devoir folder. Cependant, si la river est un ♠ l’adversaire peut better et le joueur raiser, ou l’adversaire peut check-caller. Dès lors, la cote implicite, même si elle ne peut être évaluée exactement sera très probablement entre 4 :1 et 5 :1. Ainsi, la cote implicite peut inciter un joueur à jouer alors même que le pot odds est insuffisant.
Par ailleurs, il faut distinguer l’implied odds et l’effective odds. Lors du calcul de l’effective odds, le joueur doit prendre en considération sa contribution au pot dès lors que plus d’une carte sera nécessaire pour compléter le tableau. Par exemple, dans un coup ou six joueurs voient le flop. Un joueur est au bouton et le pot contient 11 small bets. En conséquence le pot odds est de 11 :1. Cependant, si le joueur a une main qu’il compte pousser à la river il devra en loose games verser 1 big bet à la turn et un autre à la river. En conséquence, il aura contribué pour 5 small bets supplémentaires dans un pot qui contiendra 31 small bet. Ainsi, l’effective odds est de 6 :1. Il est des situations comme en loose passive games où l’effective odds est similaire au pot odds. Enfin, à coté de l’implied odds, il faut parfois prendre en compte le reverse implied odds lorsque, par exemple, le joueur détient une made hand et que son adversaire est sur un tirage car dans ce type de situation l'adversaire va probablement folder si il n’obtient pas son tirage et jouer très agressivement si son tirage rentre au prochain tour.
L’espérance de gain, expected value ou E.V. permet d'évaluer la profitabilité d’une action (check, bet, raise) dans un environnement donné avec une variance nulle. L’espérance de gain prend en compte les situations où le joueur remporte le pot comme les situations où un adversaire remporte le pot. A. Bloch précise "EV is the "expected value, the average net amount you win over the long run, not the average number of pots won minus the post lost. For the pots you lose, the important figure is not the size of the pot but the amount you bet". De même pour D. Sklansky "the expected value (or expectation) of a random variable is the sum of the probability of each possible outcome of the experiment multiplied by its payoff ("value"). Thus, it represents the average amount one "expects" to win per bet if bets with identical odds are repeated many times. Note that the value itself may not be expected in the general sense, it may be unlikely or even impossible". En conséquence, si un joueur ne remporte pas le pot, cela ne signifie que, sur le long terme, l’expérance de gain dans cette situation soit nulle ou négative. Ainsi, le joueur doit privilégier les actions qui maximisent l’e.v., Avec une e.v. quasiment nulle, il est marginal de poursuivre puisque dans ce cas que le joueur call ou fold l’e.v. est nulle. Un joueur détient AA sur un flop Q♣7♣6◊ face à X♣X♣. En conséquence, AA à 60% de chance de s’imposer. Le pot contient 2 small bets, dès lors si AA bets et X♣X♣ call, l’e.v. est de 1.4 ((0.6*4)-1). Mais si AA bets et X♣X♣ fold, l’E.V. de AA est de 2 et si AA check et X♣X♣ check, l’E.V. de AA est de 1.2 (0.6*2). Dans cette situation, pour maximiser son E.V., AA a intérêt à better. Ainsi, le joueur doit rechercher les situations où il a une e.v. positive. Seule l'analyse en terme d'e.v. permet d'être gagnant sur le long terme et D. Sklansky rappelle qu'un "simplistic reasoning will not work when it comes to evaluating gambling decisions. "Common sense" answers are often horribly wrong. You must know how to analyze decisions in terms of EV. If your gambling results are not up to your expectations and you don't look at decisions in the way I have described, you should not be surprised by those results".
*
En conclusion, il est nécessaire pour devenir un joueur de poker gagnant de maîtriser quelques concepts mathématiques basiques, comme les probabilités. Cependant, pour avoir "the best of it", le "mathematical edge" est nécessaire mais insuffisant. Le joueur gagnant doit également avoir un "physical edge", et un "psychological edge". Ainsi, il faut conclure avec R. Cooke "I've said it before and I'll say it again: The recurring sum of volume times edge equals earn. Volume is the amount of money wagered. Edge is the positive or negative percentage of expectation on the individual bet, and earn is the amount that you should expect to win or lose on the given bet. If you add the individual earn of a series of bets into a recurring field, eventually, the sum of the field and your actual earn will become virtually equal numbers. Thus, more precisely, the recurring sum of net edge times volume equals earn. That is the essence of winning at poker -- putting in your money when you have the best of it".
Pour aller plus loin :
- The [0,1] Game: part 1 à 9, J. Ankenman et B. Chen, R.G.P.
- Math lessons (les probabilités pour les débutants), B. Alspach, Pokerfan.com
- Theory of Sucking Out According to Abdul, A. Jalib, Pos.E.V.
- Mason's article in Poker Digest V3, I1, B. Chen, R.G.P.
- Understanding EV, Quadnines, R.G.P.
- Remarks on Nonlinear Utility for Poker Winnings/Money, Fil de discussion, R.G.P.
- The theory of poker de D. Sklansky sur amazon.fr
- Real Poker I et II de R. Cooke sur amazon.fr
- Weighing the Odds in Hold’em Poker de K. Yao sur amazon.fr
11:20 Publié dans stratégie-sujets-variés | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : jeux poker
27 mai 2005
La River
La river
est la cinquième et dernière carte du tableau. Lorsque celle-ci est dévoilée, chaque joueur connaît la valeur exacte de sa main. Ainsi, à ce stade du coup, soit le joueur pense avoir la meilleure main, soit il a la conviction que son adversaire à la meilleure main, soit il pense avoir une chance raisonnable d’avoir la meilleure main. En outre, même s’il sait ne pas avoir la meilleure main, le joueur doit prendre en compte la possibilité que son adversaire, qui à la meilleure main, ne soit pas conscient d’avoir la meilleure main. En conséquence, il n’a pas de stratégie unique applicable à la river mais une multitude de situations diverses qui appellent chacune des considérations spécifiques. D’autre part, une des spécificités du jeu à la river provient du fait qu’il se déroule le plus souvent en head up c’est à dire entre deux joueurs. En multiway pot, la stratégie est plus simple car la meilleure solution consiste souvent à bet-caller avec les meilleures mains dès lors qu’il reste d’autres joueurs à jouer qui sont susceptibles de caller.* *
Le joueur peut estimer avoir la meilleure main,
par exemple avec A♣T♣ sur le tableau A◊J◊8♠3♣6♣ dès lors que son adversaire en check-callant depuis le flop a probablement signifier être sur un tirage avec T♠9♠ ou K◊Q◊. Ainsi, pour déterminer la valeur de sa main, le joueur doit prendre en compte tous les événements qui se sont déroulés tout au long du coup, comme le comportement préflop de ses adversaires, leurs positions et leurs actions. Si, généralement, il est préférable de better/raiser les meilleures mains et check-caller/folder les mauvaises mains, il est indispensable que le joueur varie son jeu à la river. Lorsque le joueur pense, en head-up, avoir plus de 50% de chance de remporter le pot, sa stratégie doit viser à grossir encore un peu plus le pot. Souvent, Le joueur devra better car son adversaire qui peut penser ne détenir que la seconde best hand sera davantage enclin à caller qu’à better. Cette approche vaut particulièrement contre les joueurs passifs et tous les adversaires qui avec une même main vont davantage caller que better. Par contre, certains adversaires bets plus qu’il ne call comme par exemple avec ceux qui bluffent régulièrement à la river. Dès lors, il convient pour le joueur d’envisager les conséquences des différentes options si il bet. D’abord, l’adversaire peut caller et avoir la meilleure main, ensuite l’adversaire peut raiser et le joueur doit alors folder, ou caller et soit remporter soit perdre le pot. Dès lors, contre les adversaires les plus agressifs, il est possible de checker avec la meilleure main pour inviter l’adversaire à better la seconde best hand qu’il n’aurait pas caller. Dans ce type de situation, le joueur peut ensuite caller ou raiser. Par ailleurs, pour que better soit légitime, le joueur doit, comme le précise D. Sklansky, avoir la meilleure main dans 55% des cas où l’adversaire décide de caller. En effet, si outre le fait que l’adversaire ne va classiquement caller qu’avec ses meilleures mains, l’adversaire peut également décider de check-raiser. Il est nécessaire de better, lorsque, l’adversaire avec la seconde best hand à des chances raisonnables de caller, mais il est préférable de checker lorsque, du fait du contenu du tableau, l’adversaire ne peut caller qu’avec une meilleure main mais better avec la troisième best hand. En outre, pour raiser à la river, D. Sklansky précise que le joueur doit être favori à 2 :1 d’avoir la meilleure main à l’abattage. Dès lors, outre la qualité de la main du joueur, c’est bien le profil de l’adversaire qui conditionne la décision de raiser ou non. De ce fait, dans le cas particulier où les deux adversaires auraient la même conbinaison finale, il convient de better/raiser dès lors qu’il y a une chance même minime que l’adversaire fold. Cependant, lorsque le joueur est out of position, la première condition, les 55%, est inopérante.A la river, le joueur doit d’abord
éviter de folder la meilleure main
, ensuite, il doit ensuite chercher à pousser son adversaire à folder la meilleure main. Ainsi, la river est, même en loose games, l’occasion de tenter un pur bluff. En premier lieu, la dernière carte du tableau peut décider de l’opportunité de tenter un bluff, par exemple après avoir check caller sur un tableau K♠T♠3♥7♥A♣, il est possible de tenter un bluff avec Q♥T♥ à la river. En conséquence, une scare card à la river peut transformer un check-fold en bet ou raise. Cependant, plus les adversaires auront contribué à faire grossir le pot depuis le début du coup, moins ils seront capables de folder. Avant de bluffer, le joueur doit évaluer si le bluff va être profitable. Le bluff pour fonctionner doit intervenir lorsque le joueur à été agressif au tours précédents. Un river bluff à peu de chance de fonctionner si le joueur a été passif tout au long du coup. Ainsi, out of position, un joueur qui n’a pas la meilleure main n’est pas condamné a folder. Il peut better si son adversaire call plus qu’il ne bet. Mais, checker reste la meilleure solution si l’adversaire bet plus qu’il ne call. En conséquence, better est la meilleure solution avec toute les mains qui pourraient justifier un call lorsque l’adversaire call plus qu’il ne bet. De même, checker est souvent une erreur car cette action ne peut conduire un joueur à folder. Ainsi, better à l’avantage d’inciter un adversaire à folder des mains qu’il aurait pu better. D’autre part, better est souvent préférable à check-raiser, car si l’adversaire bet il y a peu de chance qu’il call le raise. Dès lors, dans le meilleur des cas le gain pour le joueur est le même qu’il bet ou check raise. Dans le pire des cas, le joueur "perd" un big bet. Par ailleurs, checker reste une alternative valable lorsqu’un check raise à de bonne chance de fonctionner et si l’adversaire va caller le raise dans plus de 50% des situations où il aurait callé un bet. A Défaut, il est préférable de better.Savoir folder à la river
est une qualité nécessaire pour être un joueur gagnant, car il suffit qu’un joueur call trois fois par heure par erreur à la river pour rester un joueur perdant sur le long terme. Cependant, folder trop souvent à la river est également une erreur. Ainsi, si le joueur à la conviction d’être battu et la certitude qu’il lui sera impossible de bluffer son adversaire, folder est la seule solution. Le joueur peut constater qu’il est battu au regard de la valeur de sa main comparée aux nombres d’adversaires présent à la river, au regard des actions de chaque joueur à la turn et aux habitudes de ses adversaires. Le joueur doit généralement check-folder, en première position, lorsqu’il ne détient probablement pas la meilleure main et que son adversaire bet alors qu’il call traditionnellement plus qu’il ne bet.Mais, dans de nombreuses situations, si le joueur pense avoir une chance, même relativement faible de remporter le pot, la taille de celui-ci doit l’inviter à
caller même avec une main marginale.
Le plus souvent, lorsque le pot odds se situe entre 5 :1 et 10 :1, le joueur à tout intérêt à caller un big bet lorsqu’il détient autre chose que la middle paire. De même, si la river semble compléter un tirage, il n’est pas interdit de caller avec deux paires. En particulier, il est davantage conseillé de caller avec AK sur un tableau A♣K♣6♥3♠8♣ qu’avec KJ sur le tableau J◊5◊K♣4♠9◊, où un adversaire peut détenir A◊X◊ ou K◊X◊. De même, check caller ou même check-folder est possible lorsque avec K◊J◊ sur le tableau Q◊6◊A♣3♠ complété par A◊ le joueur ne peut ignorer la possibilité qu’un adversaire détiennent désormais un full. Cependant, dans tous les cas où le tableau fait apparaître une paire à la river avec la plus petite carte (et/ou la plus haute du flop si l'adversaire n'a pas ralancé au flop), il est raisonable de caller si l’adversaire à check-caller tout au long du coup. Check-caller n’est pas réservé au cas où le joueur dispose d’une main marginale. En effet, avec une bonne main checker-caller est la meilleure solution face à des joueurs agressifs ou face à des joueurs "classiques" qui ne bettent que les meilleures mains et ne call que rarement. En effet, dans ces deux cas, checker permet d’inciter l’adversaires à better et commettre une erreur alors qu’ils n’auraient pas commis l’erreur de caller. Contre un joueur agressif check-caller permet d’inviter un joueur agressif à better un tirage manqué ou la middle paire. Par ailleurs, check-caller est également raisonnable lorsque le joueur avait la certitude d’avoir la meilleure main à la turn mais que la river a quelques chances d’offrir une meilleure main à l’adversaire. Enfin, lorsque le joueur décide de caller, sa décision doit être justifiée au regard du pot odds mais elle doit également prendre en compte la possibilité que l’adversaire bluff. Dès lors il est possible, dans certaines situations, de caller même si le pot odds est insuffisant.*
| Combinaisons : | % |
|---|---|
| Straight flush | 0.05 |
| Carré | 0.2 |
| Full | 2.5 |
| Flush | 3 |
| Straight | 4.5 |
| Brelan | 5 |
| Deux paires | 23 |
| Une paire | 44 |
| High card | 17 |
Si le joueur ne raise pas et ne fold pas, il choisi délibérément d’aller à l’abattage ou il devra détenir la meilleure main pour remporter le pot. A défaut, si il convient de folder dès que le joueur à la conviction d’être battu lorsque le pot est de petite taille, il est parfois nécessaire de jouer agressivement à la river même avec une main moyenne lorsqu’il y a une chance raisonnable que l’adversaire fold la meilleure main. Par ailleurs, jouer à la river peut être résumé en considérant que le joueur doit better si son adversaire call plus qu’il ne bet et checker si l’adversaire bet plus qu’il ne call.
Pour aller plus loin :
- The Big River Bet, J. Brier, Cardplayer
- Calling Raises when Beat, A. Shykofsky, Cardplayer
- Missed a Bet, Lost a Pot, R. Cooke, Cardplayer
- Calling on the river, T. Weideman, R.G.P.
- Please give opinions on this hold em hand, A. Jalib, R.G.P.
- Actual poker hand, A. Jalib, R.G.P.
- Avoiding getting freerolled on the river, Fil de discussion, R.G.P.
- Underpair on the river,A. Jalib, R.G.P.
- Fold river?, Ramsey, R.G.P.
- Turn and river decisions, T. Perry, R.G.P.
- Betting the River, J. Brier, Cardplayer
- Folding at the River, J. Brier, Cardplayer
- Calling on the End, J. Brier, Cardplayer
- River Play, J. Brier, Cardplayer
- Play on the River, J. Brier, Cardplayer
- Thin value raise on the river, Fil de discussion, R.G.P.
- When to fold on the river in no fold-em, D. Horvitz, R.G.P.
- Hold'Em Poker for Advanced Players de M. Malmuth et D. Sklansky sur amazon.fr
- Middle limit holdem de B. Ciaffone et J. Brier sur amazon.fr
- Poker essays vol. I de M. Malmuth sur amazon.fr
- Real Poker I et II de R. Cooke sur amazon.fr
- The theory of poker de D. Sklansky sur amazon.fr
- The complete book of holdem de G. Carson sur amazon.fr
- Internet texas holdem de M. Hilger sur amazon.fr
- Small Stakes Hold 'em de E. Miller, D. Sklansky et M. Malmuth sur amazon.fr
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07 mai 2005
Super System, Doyle Brunson
Super system I et Super system II sont des livres collectifs rédigés sous la direction de Doyle Brunson
. Le double vainqueur des W.S.O.P. avait, en 1979, réuni les plus grand spécialistes du poker afin de rédiger le livre qui posait sur le papier les fondations du poker moderne.* *
En effet,
Super system
apparaît comme la première tentative de rationalisation des stratégies applicables au poker. Dans un livre de 600 pages, les six variantes du poker les jouées sont analysées par les plus éminents experts. Si D. Sklansky prend en charge la section consacrée au seven card stud hi/lo, B. Baldwin rédige la section consacrée au holdem limit tandis queD. Brunson rédige lui-même la section consacrée au Texas holdem no limit
. Par ailleurs, M. Caro, outre la section consacrée au Draw poker s’est attaché à établir toutes les tables de probabilités.25 ans après Super system I, paraît Super system II à l’occasion de l’ouverture la doyle’s room. Ce second livre n’est pas une réedition de Super system I puisque Super system I reste disponible à la vente, ni un ouvrage totalement nouveau, la section sur le holdem no limit étant quasiment identique dans les deux ouvrages.
En premier lieu, les sections de
holdem limit
sont spécidiques à chacun des deux ouvrages. En effet, malgré toutes les qualités de la section rédigée par B. Baldwin dans Super system I, celle-ci n’était plus adaptée au poker moderne et à la nouvelle structure des blinds. Cependant, les critiques formulée à l’encontre de cette section de Super system I sont excessives. L’approche de B. Baldwin avait comme principal attrait de permettre aux joueurs de s’initier au mode de réflexion qui doit gouverner la vie d’un joueur de poker. En cela, cette section de Super system I reste très pertinente.La section rédigée par J. Harman dans Super system II est également d’une grande qualité même si le contenu n’a rien de novateur. Si aucun reproche ne peut être formulé contre ses analyses, les nombreux ouvrages consacrés au holdem publiés ces dix dernières années contiennent déjà la plupart des éléments qu’elle évoque. Par ailleurs, comme le reste de l’ouvrage, cette section vise un public habitué à jouer aux plus hautes limites. En conséquence, elle préconise un jeu très serré qu’un joueur de basses limites ne pourra appliquer sans dommage. Cela vaut en particulier en ce qui concerne la politique de J. Harman vis à vis des tirages.
Ensuite, la section de
holdem no limit
rédigée par D. Brunson vaut à elle seule l’acquisition de l’ouvrage non seulement pour développer une stratégie gagnante en holdem no limit mais surtout pour pouvoir mieux lire les stratégies des adversaires qui pour la plupart sont des adeptes de la stratégie de D. Brunson. Certains ont, par souci de simplicité réduit l’approche de D. Brunson à deux principes : ne pas se contenter de suivre dans un pot non relancé et ne pas faire tapis si vous n’êtes que faiblement favori. De ces deux lois devant découler le principe fondamental du holdem no limit, l’agressivité et le semi-bluff à outrance pour « étouffer » les adversaires.Cette analyse ne recouvre que partiellement l’approche brunsonienne du holdem no limit, et jouer en ne se fondant que sur ces quelques règles n’apporte aucune garantie de succès sur le long terme pour les joueurs de no limit qui sévissent sur les petites tables des sites de poker en ligne où le buy-in est souvent limité.
Dans Super system II, la section consacrée au holdem no limit n’a pas évolué, D. Brunson n’a même pas eu recours à de nouveaux exemples. Cependant, conscient des critiques formulées lors de la sortie à l'encontre de Super system I, D. Brunson à supprimé toutes les allusions à la synchronicité jungienne et autres réflexions non conformes au scientisme ambiant.
*
En conclusion, Super system I comme Super system II sont indispensables à tous les joueurs qui souhaite se forger une culture poker. Cependant, si les joueurs de holdem limit ont intérêt à détenir les deux ouvrages, ceux qui ne pratiquent que le holdem no limit peuvent se contenter de Super system I.
Pour aller plus loin :
- Super system I sur amazon.fr
- Super system II sur amazon.fr
09:40 Publié dans livre-a-lire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jeux poker
14 avril 2005
Les Overcards
La gestion des
overcards
au flop est particulièrement délicate. Même hors du cas plus spécifique de AK, il est souvent déconseillé de pousser deux overcards à la turn, en particulier en loose games. En effet, avec deux pures overcards, même en loose games il sera difficile d’obtenir un pot odds de 7 :1 au flop. Cependant, si "drawing to overcards" est généralement une erreur, la position du joueur et la présence d’Oe peuvent inverser le sens de la décision.* *
Il convient en général de
folder deux overcards au flop
. En effet, le joueur ne dispose que 6 outs ce qui impose un pot odds de 7 :1. Or, jouer les overcards dès que le pot odds atteint 7 :1 présuppose que la best hand n’est qu’une top paire non top kicker et que si le joueur trouve une paire à la turn, que cette carte ne va pas améliorer les mains des adversaires. Par exemple, avec A♠T♣ sur un flop 7♥4♥3◊ contre 3 adversaires, même avec un pot odds de 6 :1 il convient de folder car le kicker est généralement insuffisant. La solution serait différente avec A♥T♣. En pratique, il y a de bonne chance que le joueur soit "drawing dead" avec deux overcards. Un adversaire peut déjà avoir deux paires, un brelan, ou plus souvent une paire top kicker. Par ailleurs, sauf si le joueur est au bouton, rien ne garantit qu’un joueur ne va pas opérer une relance au flop et briser le pot odds. Ainsi, jouer les overcards impose outre un pot odds d’au moins 7 :1 que la paire soit, à l’abattage, suffisante pour s’imposer. Du fait des risques élevés que les overcards soient insuffisantes à l’abattage, elle ne deviennent jouables qu’avec un pot odds de 9 :1 ou 10 :1 contre trois adversaires au maximum.Ainsi, dans de nombreuses situations, il sera nécessaire de coucher deux overcards. En premier lieu, trop souvent un joueur ayant deux overcards ne dispose que de 3 effective outs. Par exemple, le joueur détient AK sur le flop J92 face à 2 adversaires détenant AJ ou K9. Bien souvent avec un K et plus souvent avec un A comme overcard, la main se retrouve dominée sur un rag flop. Dès lors, les 6 outs sont généralement une illusion. En général, en loose games, le joueur ne détient que trois outs si il partage une overcard avec le joueur ayant la top paire. De même le joueur n’a que 4 effective outs en multiway pot sur un flop bicolore. La nature du flop à donc une grande influence sur la décision de jouer ou non les overcards. Les overcards doivent étre foldées sur un
flop connecté
contre plus de trois adversaires oubicolore
contre plus de quatre adversaires sans le K ou l’A de la couleur du flop. Lorsque le flop constitue un brelan, il est possible de jouer les overcards si l’une d’elles est un as. Il convient en outre de folder les overcards sur un flop contenant une high card lorsque les overcards sont dominée par des connecteurs. Il s’agit du cas ou le joueur détient AQ sur un flop JXX. Ici, un bettor a toutes les chances d’avoir AJ ou plus souvent QJ.Si à elles seules les overcards doivent généralement être foldées, il est des situations ou deux overcards permettent de chasser. Pour devenir jouable, une telle main doit avoir, outre ses 3 ou 6 effective outs, quelques outs supplémentaires. Un Equivalent Out peut suffire pour caller un small bet au flop. En général, il s’agit du cas du joueur qui dispose d’un
tirage backdoor
avec A♥K♣ sur un flop Q♥8♥3♠. Dans ce cas un pot odds de 5 :1 est suffisant pour aller à la turn. Ainsi, pousser deux overcards à la turn est possible lorsque le pot est important et contre peu d’adversaires. En général, cela concerne des situations ou le pot à été raisé préflop. D’autres part, détenir une seule overcard impose généralement au joueur de folder sa main. Cependant, comme le précise M. Caro, il est préférable de détenir une overcard et un inside straight draws à deux overcards, car dans le premier cas le joueur détient 7 outs contre 6 dans le second cas. Ainsi sur un flop J42, mieux vaut détenir A3 que AK.La
position du joueur et le nombre d’adversaires
sont les principaux facteurs qui déterminent si les overcards doivent être jouées. Le joueur au bouton avec deux overcards est dans la position la plus favorable. Si le joueur à un bettor immédiatement à sa droite, au cutoff, il est possible de raiser avec deux overcards si cette relance va permettre d’isoler le bettor. En général, cette stratégie est possible après que le cutoff ait raiser préflop. Ainsi, en dernière position, deux overcards autorisent un semi-bluff raise ou un free card raise. Cependant, le coût de ses stratégies avancées reste élevée pour un weak draw. En outre, ces stratégies sont inefficaces enloose games.
Lorsque le joueur est dans les premières positions, il doit en général folder lorsqu’un préflop raiser bet ou raise au flop. Il en va de même dès qu’un joueur raise ou si il y a déjà un bettor et plus de deux callers. Enfin, contre un ou deux adversaires comme en short-handed, les overcards sont bien souvent la meilleure main au flop.*
En poussant deux overcards, un joueur tente généralement de gagner un petit pot en prenant le risque d’en perdre un grand. Cependant,
le nombre d’adversaires, la position du joueur et la nature du flop peuvent rendre deux overcards très profitables.
Ainsi, si les pures overcards ne sont jouables que dans environ 20% des cas, sont davantage jouables les overcards avec un tirage backdoor. AK est souvent difficile à jouer au flop avec un pot odds de moins de 10 :1 car elle est souvent dominée, dans la plupart des cas, il est préférable de détenir KQ hors du cas ou le flop est connecté et contient un J.
Pour aller plus loin :
- The Overcard Quandary, J. Pohl, Pokerpages
- Three bets on flop w/ overcards, R. Rosenblum, R.G.P.
- Plugging Some Leaks Part 1, R. Slotboom, Cardplayer.
- More Bad Play : Drawing to Overcards, R. Cooke, Cardplayer.
- Overcards, T. Perry, R.G.P.
- Some Overcards Play, J. Brier, Cardplayer.
- Balancing overcards and overpairs, T. Chan, R.G.P.
- Drawing Dead and Getting There !, R. Cooke, Cardplayer
- Playing Overcards on Late Streets in Hold’em, M. Harris, Twoplustwo
- Hold'Em Poker for Advanced Players de M. Malmuth et D. Sklansky sur amazon.fr
- Middle limit holdem de B. Ciaffone et J. Brier sur amazon.fr
- Poker essays vol. I de M. Malmuth sur amazon.fr
- Real Poker I et II de R. Cooke sur amazon.fr
- The theory of poker de D. Sklansky sur amazon.fr
- The complete book of holdem de G. Carson sur amazon.fr
- Internet texas holdem de M. Hilger sur amazon.fr
- Small Stakes Hold 'em de E. Miller, D. Sklansky et M. Malmuth sur amazon.fr
10:25 Publié dans poker-stratégie-flop | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeux poker
Jouer en ligne
De plus en plus de joueurs découvrent le poker au travers des diffusions des anciennes saisons du world poker tour sur canal plus. Dès lors, nombreux sont les joueurs qui cherchent à découvrir le monde du poker en ligne pour jouer en play money ou en real money sans déposer d'argent ou en participant à des tournois gratuits sur Pokerstars par exemple.
Eviter les pièges
Il existe plusieurs dizaines de sites de poker en ligne. Choisir un site de poker en ligne peut être complexe pour un nouveau joueur. Si un joueur français peut jouer légalement sur un site de poker dès lors qu'il est majeur, il est important de préciser qu'en cas de litige avec un site de poker en ligne, il ne pourra pas bénéficier des dispositions légales relatives au droit de la consommation. En conséquence, il est préférable de ne jouer que sur les sites les plus connus qui ont une bonne réputation. A contrario, il est déconseillé de jouer sur des nouveaux sites même s'ils proposent des bonus qui semblent attrayants au premier regard. En réalité, les bonus sont souvent des publicités mensongères. De même, si il est souvent préférable d'éviter de jouer sur les nouveaux sites, ceux-là même qui proposent les bonus les plus importants, cela se justifie par le fait qu'il s'agit souvent de sites très peu fréquentés.
Choisir un site de poker en ligne
Tous les sites présentés ici sont des sites de qualité pour lesquels je n'ai jamais eu de problème majeur en matière de retrait des gains. Et, dans les rares cas où un problème est survenu, le support, contacté par mail ou par téléphone, a toujours réglé le problème dans un délai raisonnable.
Les joueurs débutants ont tendance à privilégier les sites offrants les bonus les plus importants ou proposants les freerolls les mieux dotés. En ce domaine, le site Pokerstars est l'un des mieux adapté aux joueurs débutants. Il propose un tournoi freeroll à $2500 aux nouveaux joueurs et les bonus sont assez faciles à récupérer.
D'autres joueurs vont préférer jouer sur un site en français. Dans ce cas également, ils devront privilégier le site Pokerstars qui est intégralement en français ( y compris le support) et propose de nombreux tournois gratuits.
Enfin, le choix du site peut être fondé sur la variante à laquelle le joueur souhaite s'initier. Si un joueur souhaite participer à des tournois, il se dirigera le plus souvent vers Pokerstars.
Installer un logiciel de poker en ligne (exemple avec Pokerstars)
Lorsque le joueur à déterminé sur quel site il va jouer, il doit installer le logiciel du site. La procédure est très simple.
En premier lieu, il convient d'enregistrer le logiciel en cliquant sur "download".
Ensuite, il faut lancer l'application en exécutant le fichier. Puis, le logiciel s'installe automatiquement.

Enfin, le joueur doit s'inscrire, le plus souvent en cliquant sur "open account". En général, pour jouer en play money, le joueur n'a pas à divulguer d'autres informations que son nom, son adresse, son e-mail, un pseudo et un mot de passe. Cependant, c'est souvent lors de l'inscription que le joueur doit indiquer un bonus code. Mais avec Pokerstars, pas besoin de bonus code, tous les joueurs reçoivent un bonus de $50 lors de leur inscription.
La procédure d'installation est achevée, et le joueur peut jouer sur le site en "play money" et participer à des tournois freerolls.
Ouvrir un compte sur neteller
Neteller est un porte monnaie électronique. Ouvrir un compte neteller est utile même à ceux qui jouent en play money dès lors qu'ils ont gagné quelques dollars dans des tournois "freerolls" gratuits. Cependant, il reste possible de déposer des fonds sur un site de poker en ligne à partir d'une carte bancaire.
Ouvrir un compte sur Neteller est simple, la procédure est la même que pour ouvrir un compte sur un site de poker. Cependant, le joueur devra faire attention à bien utiliser la même adresse e-mail sur les sites de poker et sur neteller. Après son inscription, le joueur reçoit un numéro de compte qui lui permet ensuite de transférer de l'argent depuis les sites de poker en ligne.
Jouer et progresser au poker
Il n'y a que très peu de joueurs gagnants au poker, c'est pourquoi il est préférable de jouer en "play money" et de ne participer qu'aux tournois freerolls, c'est à dire jouer sans argent réel.
Pour progresser au poker, outre l'expérience, le joueur peut rechercher à accroitre ses connaissances théoriques en consultant des ouvrages techniques comme par exemple The complete book of hold'em rédigé par G. Carson.
D'autre part, pour analyser son jeu, le joueur peut utiliser des logiciels d'analyses comme Poker Office qui existe en version d'essai.
Les bonus sans dépôts préalables
Certains sites "offrent" quelques dollars aux nouveaux joueurs sans exiger de dépôt de la part des joueurs. Cependant, avant de retirer d'éventuels gains, les poker rooms peuvent exiger que le joueur participe à un certain nombre de mains.
Le meilleur site à proposer des tournois freerolls ( l'inscription est gratuite mais les gains sont en argent réel ) :
- Pokerstars, le meilleur site en français vous offre $50 lors de votre inscription
10:15 Publié dans poker-internet | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : jeux poker



