12 octobre 2005
Stratégie pour jouer au poker
03:25 Publié dans jeux-jouer-poker | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
14 juin 2005
La Middle pair
Un joueur détient la seconde paire, une
middle
pair ou la bottom pair avec Q7, JJ ou 32 sur le flop AQ3. Dans ce type de situation la règle générale consiste à folder ces mains. Ici la seule prise en compte du pot odds, des outs -apparents- est insuffisante pour décider de poursuivre ou non jusqu’à la river. Dans la plupart des cas, si il semble que le pot odds exigé soit respectivement de 8 :1 ou de 23 :1, la prise en compte des effective outs impose de réévaluer le pot odds nécessaire pour jouer ces mains au flop.* *
La gestion des middle pairs ne fait pas l’objet d’un consensus. En effet, certains, comme L. Jones, considèrent qu’il n’est possible de
caller que lorsque le joueur détient la middle paire et un tirage backdoor
alors que D. Sklansky considère qu’il est possible de caller même sans tirage backdoor. En réalité, L. Jones accorde trop d’importance au tirage backdoor, D. Sklansky quant à lui considère que le kicker est le principal critère qui doit présider la décision de poursuivre ou non avec une middle paire. Ainsi, sur un flop Q♠8♣5◊, un joueur est en late position après un bettor et deux callers et le bouton qui reste à jouer. Ici, si le joueur détient 5♣4♣, le tirage backdoor vaut à peine un Oe, de ce fait, le joueur à le choix entre caller et folder. Si le joueur, dans la même situation, détient A♥8♥, il a l’avantage du kicker qui à davantage de valeur que le tirage backdoor de 5♣4♣ et à désormais le choix entre deux autres options que sont raiser Q♠8♣5◊, un joueur est en late position après un bettor et deux callers et le bouton qui reste à jouer. Ici, si le joueur détient 5♣4♣, le tirage backdoor vaut à peine un Oe, de ce fait, le joueur à le choix entre caller et folder. Si le joueur, dans la même situation, détient A♥8♥, il a l’avantage du kicker qui à davantage de valeur que le tirage backdoor de 5♣4♣ et à désormais le choix entre deux autres options que sont et caller. Le joueur qui détient une middle paire n’a que rarement la meilleure main en loose games. En conséquence, le joueur qui pousse une middle paire à la turn doit chercher à améliorer sa main. De ce fait, il est inutile de jouer si il y a de grandes chances qu’un adversaire ait une main supérieure à deux paires. D’une manière générale, poursuivre jusqu’à la turn avec une middle paire impose d’avoir AxYx ou KxYx sur un flop QY5. En ne jouant qu’avec les meilleurs kickers, le joueur s’assure que ses -éventuelles- deux paires s’imposeront si un joueur détient déjà la top paire ou deux paires. Ainsi, lorsque le kicker est supérieur à la plus haute carte présente au flop, cela entraîne mécaniquement une diminution des effective outs des adversaires. Ainsi lorsque le joueur qui avait la middle paire au flop trouve une seconde paire à la turn avec A♠7♠ sur un tableau Q◊7♥2♣A◊, l’adversaire ne dispose plus que de deux effective outs au lieu de ses huit outs car seul un set peut permettre à un joueur ayant K♥Q♥ de s’imposer.A contrario,
jouer sans détenir une overcard est dangereux
. Par exemple avec KT et Q7 sur un tableau K72Q. Q7 est certes la meilleure main à la turn, mais KT dispose encore 8 outs et pourra trouver un pot odds suffisant pour aller à la river en loose games. Il en va de même sur le flop 972 rainbow où A7s call un raise au big blind. Avec trois joueurs au flop, si better est possible, il est préférable d’opter pour le check-raise car le préflop raiser va probablement choisir de raiser ses overcards. La river est A♠. A7s est désormais probablement la meilleure main et raiser est la meilleure option car le préflop raiser a au minimum AQs/AQo/ et va donc logiquement raiser car le raise de A7s au flop pouvait signifier T9s, c'est à dire la top paire. Ainsi, la middle paire permet généralement de remporter de gros pot dès lors qu’elle permet d’obtenir deux paires à la turn. En conséquence, le kicker est déterminant pour décider de jouer ou non la middle paire. Le kicker est important en loose games comme en tight games où il permet de justifier un semi-bluff raise en late position. Mais dans la plupart des cas, la stratégie à adopter consiste à check-caller ou better en late position. Par ailleurs, la middle pair sera souvent foldée lorsqu'un joueur relance au flop. Pour un exemple de semi-bluff, 5 joueurs voient le flop J♠7♥4♣ et tous checkent jusqu’à K◊4◊. Il est possible de better la bottom pair, essentiellement pour faire folder QT ou KQ et accessoirement pour bénéficier d’une free card à la turn. Cependant, une condition essentielle pour better la bottom pair est qu’aucun joueur n’ait démontré d’agressivité préflop. Ensuite, il conviendra de better la turn sauf si apparaît un A, K ou Q où il sera alors préférable de checker.Outre le kicker, c’est bien souvent la
nature du flop
qui permet de déterminer de la jouabilité de la middle pair. Lorsque le flop est monochrome, la middle paire peut être jouée dans la mesure où le kicker est de la couleur du flop et est l’une des deux plus hautes cartes masquées de la couleur du flop. Ainsi, sur le flop A♥8♥4♥, il est possible de poursuivre avec K♥8♣ ou Q♥4♠. Si en général, il convient de check-caller out of position, il est possible de raiser en late position pour créer un head-up ou un 3-way pot avec la top paire qui aurait A♣K♣ et le joueur qui est sur le tirage avec J♥T♥. Par ailleurs, il convient en général de raiser la middle pair lorsque le joueur détient un tirage backdoor qui offre 5 effective outs, comme avec A♠T◊ sur le flop K♠T♣4♠. Cette approche doit être privilégiée lorsque le joueur à le bettor à sa gauche afin de permettre aux adversaires de caller pour offrir un pot odds suffisant. Par exemple sur un flop A♣9♠5♠, un joueur ayant 9◊8◊ à seulement 12% de chance de s’imposer dès lors qu’un adversaire à un Ax. Par contre avec 9♣8♣ sur ce même flop, le coup est désormais jouable car la main à 16% de chance de s’imposer. La même solution s’applique avec les pocket pairs. Ainsi sur le flop K♠9♥7♠, avec 6 joueurs au flop après un raise préflop du bouton, si le joueur détient Q♠Q♣ en middle position après un early bettor, il doit raiser le flop. Par contre, avec Q◊Q♣, la solution la plus sage consiste à folder au flop. Face à un flop bicolore ou partiellement connecté, il convient de check-folder la middle pair out of position après 3 callers. Cependant, avec 2 ou 3 adversaires au flop, il est possible de better et de caller un possible semi bluff si la plus haute carte du flop est l’une des deux cartes du tirage comme avec A♥9♠ sur un flop K♥9♥3♣ par opposition à un flop K♣9♥3♥.Lorsque le flop ne contient que des cartes dans la
playing zone
et plus particulièrement des high cards comme un flop KJT, il convient en général de folder la plupart des middle paires car souvent le joueur qui détient AJ est ou sera confronté à un joueur ayant une quinte. Par exemple, avec A♣J♣ suivi par trois limpers, le flop laisse apparaître Q♣J♥T♥. AJs bets et un adversaire raise. Ici caller est admissible avec un pot odds de 10 :1 mais il conviendra de check folder la turn si AJs ne trouve aucun de ses outs à la turn. Enfin, la middle pair est davantage jouable si le flop ne contient qu’une high card comme avec A♥8♥ sur le flop K♠8♣3◊. Il en va de même avec une pocket pair comme JJ sur le flop A◊9s8♥ face à 3 caller. S’il convient de jouer agressivement au flop et de better la pocket paire, la meilleure solution consistera à check-folder si un K ou un A apparaît à la turn. R. Cooke a donné une illustration de la stratégie à adopter avec une high card au flop. Un joueur détient 99 au small blind après un raiser et un caller. Si 99 est probablement la meilleure main, il est préférable de caller car raiser est un investissement trop important pour une main fragile qui va être jouée out of position. 99 est une underpaire sur le flop T86. Le préflop raiser ayant au minimum JJ/AQs/KQs/AKo, il convient de déterminer si le préflop raiser détient une overpaire. Ainsi, il est préférable de check raiser pour évaluer la main du raiser. Le préflop raiser bets et 99 reraise après un caller. Le préflop raiser ne cherche pas à provoquer de head up et se contente de caller indiquant de ce fait qu’il détient très probablement deux overcards.*
Jouer une middle paire ou une underpaire est souvent difficile et dans la plupart des cas la main devra être foldée. Cependant, lorsque les conditions sont favorables, jouer une middle pair peut être très profitable. Enfin, raiser la seconde paire ne doit pas être automatique et n’est possible que si ce raise est justifié par la taille du pot et la possibilité de faire folder la troisième et la quatrième best hand.
- Maximizing Small-Stakes Hold'em Winnings — Part IV, J. Brier, Cardplayer
- Betting weak pairs on the flop, G. Carson, R.G.P.
- Two instructive $20-$40 Hands, J. Brier, Twoplustwo Magazine
- Discussing Small stakes Hold’em : Part 1, J. Brier, Twoplustwo magazine
- Should You Continue After the Flop?, Andrew Shykofsky, Cardplayer
- Some Problem hands, B. Ciaffone, Cardplayer
- Middle Pair in Low Limit Hold’em, A. Jalib, R.G.P.
- Sklansky on theory, A. Jalib, R.G.P.
- Playing a Middle Pair, R. Cooke, Cardplayer
- What do you do with flopped middle pair, A. Jalib, R.G.P.
- Flopping 2nd or 3rd pair, R. Rosenblum, R.G.P.
- Maximizing Small-Stakes Hold'em Winnings — Part I, J. Brier, Cardplayer
- Overcard on the Flop, B. Ciaffone, Cardplayer.
- Hold'Em Poker for Advanced Players de M. Malmuth et D. Sklansky sur amazon.fr
- Middle limit holdem de B. Ciaffone et J. Brier sur amazon.fr
- Poker essays vol. I de M. Malmuth sur amazon.fr
- Real Poker I et II de R. Cooke sur amazon.fr
- The complete book of holdem de G. Carson sur amazon.fr
- Internet texas holdem de M. Hilger sur amazon.fr
- Small Stakes Hold 'em de E. Miller, D. Sklansky et M. Malmuth sur amazon.fr
- Super system II de D. Brunson sur amazon.fr
14:35 Publié dans poker-stratégie-flop | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
13 juin 2005
Le Straight draw, tirage quinte
Il existe deux types de straight draws. Les
open ended straight draws
d’abord. Avec 8 outs, ces tirages sont à 2.2 : 1 de (ne pas) s’améliorer avant l’abattage. Lesinside straight draws
ensuite, qui sont à 5.1 :1 de (ne pas) s’améliorer à la turn ou à la river. Ce sont les connecteurs tels que 8♥7♠ ou 4♠3♠ et les mains comme J♠9♣ qui permettent généralement d’obtenir un straight draw au flop. Dès à présent il convient de préciser que toutes les mains n’ont pas les mêmes chances de trouver un tirage au flop. En effet, si 9♥8♥ à 9% de terminer en straight, une main comme 9♠7♥ n’a que 7% d’évoluer en straight. Par ailleurs, il est nécessaire de privilégier les connecteurs assortis comme 8♥7♥ qui ont 13% de chance de trouver, à la river, une straight ou une couleur. D’autre part, compléter sa main ne signifie pas que cette main soit suffisante pour remporter le pot. Avec 8♥7♥, la straight ou la couleur est battue par une meilleure main dans 20% des cas. Par ailleurs, c’est le fort potentiel de straight et de couleur de J♣T♣ qui a longtemps conduit les joueurs à surclasser cette main dans la hiérarchie des mains de départ.* *
Un open ended straight draw doit généralement être joué comme un flush draw. Si il ne dispose que de huit outs au lieu de neuf, il a l’avantage d’être plus facile à dissimuler qu’un tirage couleur. Cependant, ces tirages restent fragiles et il conviendra dans la plupart des cas de décompter deux outs afin d’obtenir le nombre d’
effective outs
. Il en va ainsi pour T♥9♣ sur le flop 8♥J♥4♠. Si T♥9♣ semble disposer de 8 outs, Q♥ ou 7♥ peuvent offrir une couleur à un adversaire à la turn, dès lors il est préférable dans cette situation d'estimer que le straight draw ne dispose que de 6 effective outs. Face à moins de trois adversaires, il sera cependant possible de considérer que cette main dispose de 7 effective outs car le risque de flush est relativement faible contre un nombre restreint d’adversaires. Par ailleurs, il convient également de recalculer le nombre d’effective outs lorsque le flop contient deux cartes du même rang ou lorsque le flop ne contient que des cartes situées dans la playing zone rendant plus que probable, en multiway, le fait qu’un joueur détienne deux paires ou un brelan. Dans ce type de situation, il est parfois nécessaire de ne prendre en compte que quatre effective outs. Dès lors, il sera difficile de poursuive au delà du flop avec une main qui n’a que 7 Oe si il y a moins de cinq callers. En outre, si le tableau fait apparaître une paire à la turn, il sera presque toujours nécessaire de folder le tirage avant la river.De même, malgré ses nombreux outs, il est parfois difficile de ne pas devoir folder un open ended straight draw. Plusieurs indices doivent inciter un joueur à folder une telle main. Le nombre d’adversaires d’abord, en head up, il est généralement nécessaire de folder un simple open ended straight draw à 8 outs. Cependant, la présence d’une overcard dans ce type de situation peut faire évoluer un check-fold en check-call. En outre, avec deux overcards comme avec KQ sur le flop JT6, il est indispensable de jouer agressivement KQ qui peut déjà, ou encore, être la meilleure main. Ainsi les tirages classiques ne peuvent être joués agressivement, et better n’est à réserver qu’aux cas où il est possible de gagner le pot immédiatement, en général contre un ou deux adversaires. Par contre, checker est généralement la seule solution contre plusieurs adversaires avec une main du type J♠9♠ sur le flop Q♥T◊3♣. Une erreur fréquente consiste à jouer des mains comme A♠T♠ sur un flop J♣9◊8♥, si cette main est jouable en short handed, il est difficile de la jouer en 10 handed games ou l’overcard perd de la valeur et où un autre joueur peut déjà détenir QT. Par contre, avec A♣Q♣ sur ce même flop, il sera possible de jouer plus agressivement et même de pratiquer un semi-bluff. Ainsi généralement, lorsque le joueur dispose de moins de huit outs, il convient d’adopter une stratégie passive. Par contre lorsque le joueur à la certitude de détenir 8 effective outs c’est à dire 14.5 Oe, il devient possible de better / raiser "for profit" dès lors que la main gagne plus que sa part.
| Nbre d'adv. | Outs ou Oe min. | Etat de la main au flop |
|---|---|---|
| 1 | 23 | |
| 2 | 15 1/3 | Set, 4 flush |
| 3 | 11 1/2 | 4 Straight |
| 4 | 9 1/5 | … |
| 5 | 7 2/3 | Gut shot straight |
| 6 | 6 1/2 | … |
| 7 | 5 3/4 | … |
| 8 | 5 1/9 | …. |
L’adage affirme "And son, don’t ever draw to an inside straight". En effet, avec un gutshot straight draw comme avec T♠9♠ sur le flop K♥Q◊5♣, la situation est plus complexe en particulier lorsque le joueur ne détient aucune overcard. Dans la plupart des cas, cette main devra être foldée. Cependant avec une overcard, il sera possible de caller en dernière position après 4 callers. Lorsque le joueur détient A♠K♠ sur le flop Q◊J♣5♠, la situation est plus favorable et AK détient alors 7 effective outs en prenant en compte le fait que AKs soit dominée et le backdoor flush draw. Dès lors, cette main permet de better en late position et/ou de tenter un semi bluff. Si disposer de deux overcards permet de suivre au flop où le pot odds est souvent, en loose games, de 6 :1 ou de 4 :1, il sera généralement difficile de poursuivre à la turn, même avec la top paire. Ainsi, lorsqu’il ne dispose que de 4 outs, un inside straight draw doit généralement être foldé au flop. Seule la présence d’outs supplémentaires peut autoriser le joueur à rester dans le coup, en particulier en loose games où la cote implicite est généralement élevée.
Tout comme pour l’open ended straight draw, le joueur peut disposer en réalité de moins de quatre outs. Par exemple sur un flop bicolore où le joueur ne dispose en réalité que de trois effectives outs, il conviendra de folder la main si le pot contient moins de 10 big bets Par exemple, avec J♣8♣ sur le flop 9♠6♥5♣, après 3 callers, J♣8♣ ne dispose probablement que de 5.5 effective outs. Face à des joueurs pouvant détenir T9s ou 87s, folder est raisonnable. Ainsi, la gestion de ces tirages impose généralement un jeu passif. Cependant, lorsque le joueur détient une made hand et un tirage, il convient d’adopter une stratégie plus agressive qui vise à titre principal à
défendre la made hand
. Dès lors, si au tirage s’ajoute une overpaire ou la top paire il conviendra de better/raiser une fois sur deux. Cependant, avec la top paire moyen kicker ou la middle paire, check caller sera généralement la meilleure solution.*
Ainsi, sans made hand, il convient en général de checker et caller avec huit outs ou moins si le pot odds le justifie et de caller et raiser avec 12 outs ou plus. Better et raiser avec moins de huit outs est inapproprié en loose games, où le joueur n’a aucune chance de remporter le pot immédiatement.
Pour aller plus loin :
- Betting Into Crowds, J. Brier, Cardplayer
- Playing the Flop, J. Brier, Cardplayer
- Theory of Sucking Out, A. Jalib
- Gutshot against steal raise, A. Jalib. R.G.P.
- Straight Shooting : Part 1, B. Alspach
- Badly misplayed flopped straight...I think, T. Chan. R.G.P.
- Never draw to an inside straight, son, T. Chan. R.G.P.
- Two tough hold-em hands, M. Christiensen. R.G.P.
- Straight draws in Hold’em, A. Jalib. R.G.P.
- Backdoor Draws, J. Brier, Cardplayer
- Flopping a draw, J. Brier, Cardplayer
- Playing Gutshots, J. Brier, Cardplayer
- Hold'Em Poker for Advanced Players de M. Malmuth et D. Sklansky sur amazon.fr
- Middle limit holdem de B. Ciaffone et J. Brier sur amazon.fr
- Poker essays vol. I de M. Malmuth sur amazon.fr
- Real Poker I et II de R. Cooke sur amazon.fr
- The complete book of holdem de G. Carson sur amazon.fr
- Internet texas holdem de M. Hilger sur amazon.fr
- Small Stakes Hold 'em de E. Miller, D. Sklansky et M. Malmuth sur amazon.fr
- Super system II de D. Brunson sur amazon.fr
14:40 Publié dans poker-stratégie-flop | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
31 mai 2005
Faire face à un maniac
Tous les joueurs de poker sont régulièrement confrontés à des "maniacs". Est qualifié de "maniac", le joueur qui quelque soit sa position
relance avec des mains marginales
comme 44/A3s/K7s/Q9s/A6o/K9o/Q9o. La plupart des joueurs ont tendance à fuir les tables fréquentées par des "maniacs". En effet, jouer contre un "maniac" entraîne une forte variance dans les résultats ce qui peut être préjudiciable aux joueurs ayant une faible bankroll. Cependant, jouer contre un "maniac" est profitable sur le long terme dès lors que ce dernier ne procède à aucune selection des mains de départ. Lorsqu’un joueur décide de jouer contre un "maniac", il doit procéder à des ajustements concernant sa stratégie car un "maniac" n’a aucune ambition sur le long terme car tôt ou tard sa bankroll va fondre. En conséquence, pour tirer parti de la présence d’un "maniac" à une table, un joueur doit mettre en œuvre une stratégie efficace sur le court terme. Outre la personnalité même du "maniac", c’est le comportement des autres adversaires qui dicte au joueur la stratégie à adopter.* *
| | | x : 1 | |
|---|---|---|---|
| Une paire contre une autre | QQ c/ JJ | 80 | 4 : 1 |
| Deux overcards contre une paire | AKs c/ 88 | 48 | 1 : 1 |
| Une paire contre une overcard | QQ c/ AJ | 70 | 2,5 : 1 |
| Une main dominante contre une main dominée | AK c/ AQ | 75 | 3 : 1 |
| Deux connecteurs assortis contre une under-paire | T9s c/ 55 | 52 | 1 : 1 |
| Un Ax contre contre deux connecteurs assortis | A7 c/ JTs | 52 | 1 : 1 |
| Deux overcards contre deux undercards | KT c/ 85 | 70 | 2,5 : 1 |
| Une overcard contre une undercard | KJ c/ Q8 | 65 | 2 : 1 |
| Deux cartes contre deux cartes intercalées | KT c/ QJ | 60 | 1,5 :1 |
Traditionnellement, la plupart des auteurs recommandent de
s’asseoir à la gauche du "maniac".
En ayant la possibilité d’acter immédiatement après le "maniac", le joueur se réserve le droit de le surrelancer. La principale conséquence d’une sur-relance après le raise du maniac est de créer une situation de head up qui améliore fortement les chances de succès du reraiser lors de l’éventuel abattage. Ici, la position du joueur lui permet de jouer avec un large éventail de mains. En effet, si le "maniac" à tendance à relancer préflop avec au minimum 44/A3s/K9s/…/A6o/…/. Le joueur peut, par suite, reraiser un maniac avec 88/A8s/…/KJo et même QTo/…/…. Par contre, le joueur devra folder les mains comme 44/…/97s/Kxo/…/… qui sont difficilement jouables au flop. En effet, 44 n’a pas un avantage siginificatif sur deux overcards et des mains comme QJ et K7o sont très, trop, facilement dominées. En outre, il faut également abandonner les connecteurs qui souffrent en head up d’une trop faible cote implicite pour pouvoir être joués. En conséquence, la faible sélection des mains par le "maniac" permet au joueur de reraiser avec entre 25% et 35% des mains qu’il décide de jouer. Par ailleurs, lorsque le "maniac" fold une main préflop, le joueur peut adopter une stratégie plus classique et limper avec des mains plus marginales comme T9s.L’efficience de la stratégie de l’endiguement par le reraise est parfois difficile à mettre en œuvre lorsque
les autres joueurs présents s’interposent
régulièrement et empêchent de ce fait la plupart des coups de ce dérouler en head up. Ainsi, lorsque les autres joueurs sont assez loose, le joueur devra être très sélectif quant aux mains qu’il décide de reraiser. En effet, le joueur aura bien souvent un main supérieure à celle du "maniac" mais inférieure à celle du troisième joueur. De même, face à des joueurs plutôt loose, il est peu recommander de se contenter de caller un raise du maniac car caller va invariablement conduire à une relance de la part d’un des autres joueurs. Dès lors, en loose games et plus généralement aux basses limites, il est préférable pour un joueur d’avoir le maniac à sa droite. Lorsque le maniac est à la droite du joueur, ce dernier souffre d’un certain handicap préflop et d’un avantage certain posflop. Préflop, les actions du joueur doivent être limitées à folder ou limper pour éviter la création immédiate d’un gros pot qui va attirer les joueurs loose dans le cas où le maniac raise. Par contre, post flop, le joueur peut se contenter de checker avant que le maniac ne bet. Ensuite, au regard du nombre d’adversaires qui call ou raise au flop, le joueur dispose de toutes les informations disponibles pour évaluer la force de sa main et prendre la décision la plus appropriée, c’est à dire folder, caller ou éventuellement reraiser.| Différents types de paires | La paire est la meilleure main au flop (%) | La "meilleure main au flop" est la meilleure main à l'abattage (%) |
|---|---|---|
| Overpair | 89 | 95 |
| Top pair | 83 | 85 |
| Pocket Underpair + une overcard | 65 | 81 |
| Second pair | 65 | 77 |
| Pocket Underpair + deux overcards | 52 | 75 |
| Third pair | 55 | 74 |
| Pocket Underpair + trois overcards | 43 | 64 |
Au flop, en head up, il n'y a
pas nécessairement besoin d’avoir une made hand pour avoir la meilleure main,
un ace high peut suffire. Et, dans ce type de situation, une paire même la bottom paire ou une underpaire sont des mains assez puissantes et la top paire ne doit plus être considérée comme une main vulnérable. De ce fait, avec la top paire, il est même possible de check-caller au flop, pour raiser la top paire à la turn. Cependant, dans la plupart des cas il convient de check-raiser la top paire. Et, avec un kicker moyen, il est préférable de jouer agressivement au flop. Avec un faible kicker ou une top paire moyenne avec A3 ou 97o, il est difficile pour le joueur de déterminer la réelle valeur de sa main. C’est pourquoi il est déconseillé de jouer ce type de main contre un "maniac" dès lors qu’au flop elles offrent davantage de draws que de made hands. Il est malgré tout possible de check caller jusqu’à l’abattage avec A9s sur un flop Axx. Par ailleurs, avec une underpaire, si le joueur décide de jouer au flop, il conviendra généralement d’aller jusqu’à l’abattage, y compris, parfois, lorsqu’un as apparaît à la turn. C’est le cas avec 66 sur un flop J42. En outre, en ce qui concerne le flop, il ne faut pas craindre les flops bicolores ou connectés. Avec une paire correcte, il est possible de reraiser le "maniac" qui peut raiser toute sorte de main y compris un straight draw à 4 outs.*
En conclusion, jouer contre un "maniac" est généralement profitable au joueur qui arrive à provoquer des head up et qui dispose d’une bankroll suffisante pour ne pas trop subir la variance inhérente à ce type de jeu. En outre, il faut garder à l’esprit que le jeu en head up est d’abord et surtout une question de kicker. Enfin, le joueur devra faire en sorte de ne pas avoir le "maniac" immédiatement à sa droite s’il ne maîtrise pas pleinement le jeu en head-up. En effet, le "maniac" tentera de voler les blinds à chaque fois, et une mauvaise défense des blinds pourra accroître encore plus la variance des résultats du joueur.
Pour aller plus loin :
- Counter strategy to overaggressive players in Hold 'em, M. Hall, R.G.P.
- Maniac revisited, Ramsey, R.G.P.
- Playing with a maniac, Ramsey, R.G.P.
- Passive Play Vs. Opportunistic Attack, A. Shykofsky, Cardplayer
- Playing Against the Maniac — Part I , A. Shykofsky, Cardplayer
- Playing Against the Maniac — Part II , A. Shykofsky, Cardplayer
- Adjusting to Maniacs, R. Cooke, Cardplayer
- The Trouble With Maniacs, R. Slotboom, Cardplayer
- Playing With an Aggressive Bully, R. Zee, Twoplustwo
- Why We Don't Like Playing Against Maniacs… , L. Krieger, Pokerpages
- Improve your Poker de B. Ciaffone sur amazon.fr
- Middle limit holdem de B. Ciaffone sur amazon.fr
- Small Stakes Hold 'em de D. Sklansky, M. Malmuth et E. Miller sur amazon.fr
- Killer Poker: Strategy and Tactics for Winning Poker Play de J. Vorhaus sur amazon.fr
- Real Poker I et II de R. Cooke sur amazon.fr
- Wilson Software
14:30 Publié dans stratégie-sujets-variés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
The theory of poker, David Sklansky
The theory of poker de David Sklansky est, depuis 1987, un des ouvrages de référence pour tous les joueurs de poker. D. Sklansky, est depuis longtemps un des plus éminents théoriciens du poker.
* *
Selon David Sklansky, l’objectif de chaque joueur de poker doit être de commettre le moins d’erreurs possible. Par suite, découle le théorème fondamental du poker selon lequel "chaque fois que vous jouez différemment de la façon dont vous auriez joué si vous aviez pu voir les cartes de vos adversaires, ils gagnent ; et chaque fois que vous jouez comme vous l’auriez fait si vous aviez pu voir leurs cartes, ils perdent. Inversement, chaque fois que vos adversaires jouent différemment de ce qu’ils auraient fait s’ils avaient pu voir vos cartes, vous gagnez ; et chaque fois qu’ils jouent comme ils l’auraient fait s 'ils avaient pu voir vos cartes, vous perdez".
Dans The theory of poker , D. Sklansky développe tous les concepts applicables au poker en les illustrant de quelques exemples. Afin de commettre le moins d’erreurs possible, le joueur devra tout d’abord intégrer les développements relatifs aux pot odds, effective odds, implied odds et reverse implied odds.
The theory of poker est un ouvrage dense, difficile à appréhender pour un joueur débutant. Cependant, l’étude de The theory of poker s’avèrera souvent indispensable pour tous les joueurs qui souhaitent progresser au poker. Par ailleurs, la lecture de The theory of poker est indispensable pour tous ceux qui seraient tenter de lire d’autres ouvrages avancés consacrés au poker. En effet, la plupart des ouvrages font des références au moins implicites à The theory of poker.
The theory of poker n’est pas exempt de critiques. En premier lieu, D. Sklansky le reconnaît lui-même, il n’est pas un écrivain, en conséquence le style de The theory of poker est de piètre qualité et certains passages du livre sont parfois difficiles à lire. Ensuite, The theory of poker contient trop peu d’exemples, et il est parfois difficile pour le lecteur de s’assurer qu’il a bien intégré le contenu de l’ouvrage.
*
En conclusion, The theory of poker est un ouvrage indispensable, un "must read", pour ceux qui aspirent à devenir joueur de poker. Cependant, il convient d’avertir le lecteur qu’en aucun cas le lecteur ne trouvera dans The theory of poker de recettes pour gagner au texas holdem, nulle charte des mains de départ, nulle présentation des profils types des joueurs n’agrémentent l’ouvrage.
Pour aller plus loin :
- The theory of poker sur amazon.fr
- Twoplustwo.com, le site de D. Sklansky et M. Malmuth
09:45 Publié dans livre-a-lire | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
Titan Poker
Depuis 2005, la France rentre dans l’ère du poker sur internet grâce à la diffusion du World Poker Tour sur Canal+. Il n’a pas été nécessaire d’attendre très longtemps avant de voir apparaître les premiers sites de poker en ligne en français. Et, parmi les nouveaux venus, Titan Poker apparaît comme le site le plus séduisant. Sur Titan Poker , tout est en français depuis le logiciel de jeu jusqu’au support. Comme sur tous les sites de poker en ligne, Titan Poker permet de jouer en play money ( sans argent ) ou en real money ( avec de l'argent réel ).
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Le logiciel est très simple et très intuitif, même les joueurs n’ayant aucune expérience des jeux en ligne vont rapidement intégrer toutes les options du soft. Le lobby est complet et offre les principales informations que les joueurs recherchent pour sélectionner la table à laquelle ils vont jouer.
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En ce qui concerne les tables de jeux, le principal avantage de Titan Poker réside dans la taille des cartes, plus grande que sur la plupart des autres sites. Ensuite les boutons sont idéalement placés, et il est rare de faire des erreurs de clicks même en jouant sur plusieurs tables simultanément.
*
Comme sur tous les autres sérieux, Titan Poker apporte un soin particulier à la sincérité du jeu. Bien évidemment, Titan Poker à vu son algorithme certifier par un organisme indépendant ce qui garantie que les cartes sont bien distribuées de façon aléatoire, et qu’en aucun cas Titan Poker ne fausse le jeu pour faire perdre certains joueurs ou en favoriser d’autres.
De même, toute l’équipe de TitanPoker lutte activement contre toute les formes de triches ou de collusions entre joueurs.
*
Un des nombreux avantages de TitanPoker est la qualité de son support. A tout moment, vous pouvez contacter le support par téléphone ou par e-mail et discuter avec un interlocuteur en français. Titan Poker prend soin de ses joueurs et contrairement à de nombreux autres sites avec Titan Poker vous êtes assuré de pouvoir disposer de l’argent que vous avez déposé à tout moment sans que Titan Poker n’invoque une quelconque obscure raison pour bloquer ou même fermer votre compte. En effet, tous les sites de poker en ligne français ne sont pas aussi sécurisés que Titan Poker.
*
Outre le sérieux de l’équipe qui anime Titan Poker , Titan Poker recrute de nombreux joueurs grace aux bonus qu’il propose. Il faut bien reconnaître qu’il est difficile de résister à un site qui offre $500 de bonus et des tournois gratuits dotés de plus de $1000 aux nouveaux joueurs. En plus, actuellement, tous les nouveaux joueurs gagnent, lors de leur inscription sur Titan Poker , une place dans le plus freeroll (tournoi gratuit) du monde où le gagnant pourra remporter plusieurs millions de dollars. Sur Titan Poker, vous pouvez également participer à des tournois à une table ou à des satellites pour gagner votre place pour le World Poker Tour, le tout pour quelques dollars.
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Titan Poker ne propose pas que des tournois. Titan Poker propose plusieurs variantes de cash games en particulier le Hold’Em et le Omaha. En cash games, le principal avantage de Titan Poker est de pouvoir jouer à des tables avec de très petites enchères, ce qui permet de commencer à jouer avec seulement quelques dizaines d’Euros.
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En conclusion, Titan Poker est aujourd’hui LE principal site de poker en ligne en français, ses nombreux bonus et la qualité de son support font déjà de Titan Poker un site de référence dans le monde du poker en ligne.
Pour aller plus loin :
Visiter le site Titan Poker
03:00 Publié dans poker-internet | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
Mr Bookmaker
Attention le site MrBookmaker est en maintenance. Il est impossible d’accéder au logiciel de poker depuis plusieurs jours.
En attendant vous pouvez jouez gratuitement sur Titan poker, un site intégralement en français.
Mr Bookmaker
est très certainement le site qui va, le premier, tirer profit du développement du poker en France. Mr bookmaker présente en effet de nombreux intérêts. En premier lieu, mr bookmaker n’est pas un nom inconnu dans le monde du sport et des loisirs.* *
En effet, mr bookmaker est une des toutes premières sociétés de paris sportifs
en Europe. Elle bénéficie d’un statut tout à fait légal, et elle est détient une licence officielle délivrée par un Etat de l’union européenne. De ce fait, Les joueurs peuvent être rassuré quant au sérieux et à la fiabilité du site. Ceci est confirmé par la forte présence médiatique de mr bookmaker en particulier en tant que sponsor de l’équipe cycliste MrBookmaker composée en grande partie de coureurs français.
Ensuite, mr bookmaker a fait appel pour créer sa poker room
à la technologie Microgaming qui est sans conteste la plus fiable dans le monde du poker en ligne. Ainsi, mr bookmaker apparaît comme l’un des sites les plus dignes de confiance, et ce d'autant plus que mr bookmaker bénéficie du soutien inconditionnel de Patrick Bruel qui reste à ce jour le dernier français à avoir remporté, en 1998, une victoire aux W.S.O.P..
Par ailleurs, un des nombreux autres avantages de mr bookmaker est son interface en français
qui permet à tous les joueurs, même ceux ne parlant pas un mot d’anglais, de s’initier au poker en ligne. De même Mr Bookmaker à organisé un support en français. Le support, qui est d’une rare qualité, répond en général en quelques minutes à toutes les questions qui lui sont adressée au travers de la page support MrBookmaker .Le software de mr bookmaker a été profondément remanié début 2005. La principale modification visible concerne la fenêtre de chat qui a désormais une dimension suffisante pour pouvoir tenir une conversation tout en conservant un regard sur les statistiques, ce qui est particulièrement utile pendant les tournois. Le lobby est tout à fait classique, et bien qu’un peu lent, il donne des informations très utiles.
Mr bookmaker
propose essentiellement des tables de holdem, même si d’autres variantes sont également proposées. Mr bookmaker est fréquenté par tous les types de joueurs qui s’affrontent autant sur les micro-limites que sur les limites les plus élevées. Cependant, aux heures les plus fréquentées, le nombre de tables ouvertes est souvent insuffisants ce qui provoque des attentes de plusieurs dizaines de minutes. Pour tirer profit de cette attente, il est utile d’observer la table et de prendre des notes sur le style de jeu des adversaires.Les tournois ne se disputent que dans la variante du
texas holdem no limit
. Les buy-in des tournois sont adaptés à toutes les bankrolls avec des buy-in compris entre $1 et quelques centaines de dollars pour des tournois ou le prize-pool est souvent garanti par mr bookmaker. Ainsi, il y a un tournoi chaque jour avec un buy-in de $10 et un prize-pool minimum de $16000. Par ailleurs, le week-end sont organisés des tournois avec des prizes-pool de $50000 ou $100000 minimum.Pour ces derniers tournois, il existe également de nombreux
satellites
. Les satellites connaissent un important développement sur mr bookmaker depuis quelques mois.Enfin, les
freerolls
sont particulièrement nombreux sur mr bookmaker. Outre un freeroll quotidien avec $1000 de prize-pool, quatre autres tournois gratuits sont organisés chaque jour. Pour ces derniers, l’inscription est conditionnée par un certain nombre de mains rakées au cours des dernières 24 heures.Il faut en outre signaler le $400 freeroll du mardi, où participent en moyenne 400 joueurs, et dans lequel il est assez simple d’obtenir des résultats réguliers.
Les bonus proposés sont classiques avec un bonus au premier dépôt pouvant atteindre $70. Il est très probable que dans l’avenir mr bookmaker proposera des bonus reload supplémentaires afin de fidéliser les joueurs.
*
En conclusion, mr bookmaker est un site idéal pour débuter en toute sécurité dans le poker en ligne mais il est également pleinement satisfaisant pour les joueurs expérimentés, notamment les spécialistes des tournois.
Pour aller plus loin :
- Visiter le site Mr Bookmaker
02:55 Publié dans poker-internet | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
19 mai 2005
Le Semi bluff
En général, et particulièrement aux basses limites, il est rare de pouvoir procéder à des
purs bluffs.
Ainsi, au delà du pur bluff, où le joueur n’a d’autre possibilité, pour remporter le pot, que de voir ses adversaires folder, lesemi-bluff
est une alternative tout à fait adaptée aux basses limites. Le recours au semi-bluff est possible quelque soit la limite dès lors que le joueur dispose d’un nombre raisonnable d’outs et qu’il existe une certaine probabilité de voir l’adversaire folder et la quasi certitude que l' adversaire ne va pas reraiser.* *
Le
semi-bluff
est un bluff et, de ce fait, il vise d’abord à faire folder les adversaires. Cependant, en pratiquant le semi-bluff, le joueur dispose d’une main disposant d’assez d’outs pour rester jouable si les adversaires callent et ne foldent pas. Il existe plusieurs types de semi bluff. Il peut s’agir d’un presque pur bluff, lorsque le joueur ne dispose que de quelques outs mais que le pot odds justifie de tenter un semi bluff. Classiquement, le semi bluff est utilisé par un joueur disposant d’au moins 5 outs. Il s’agit du cas d’un joueur qui bet la seconde paire et qui dispose d’une overcard, idéalement un as. Par exemple avec A8s sur un flop Q84. Ici, si un joueur call le semi-bluff il a probablement Qx ou TT, c’est à dire la meilleure main. Cependant, avec A8x, le joueur dispose d’un nombre raisonnable d’outs pour poursuivre. Le joueur peut tenter un semi-bluff lorsqu’il "bet on the come". Dans ce cas, le joueur est sur un tirage et dispose d’au moins 8 outs. Par exemple, un joueur peut relancer avec K♠9♠ sur un flop A♠Q♠4♥. Cependant,relancer les tirages ne doit pas être automatique,
et certains comme E. Hill dénonce la tendance croissante des joueurs à charger les flush draws. De même, un semi bluff est possible pour un joueur disposant d’une inside straight draw et 2 overcards car le joueur dispose de 10 outs qui sont relativement bien masqués.Le semi-bluff procure de nombreux avantages. En premier lieu, il permet de créer des erreurs dans le jeu de l’adversaire au regard du théorème fondamental du poker dès lors qu’un adversaire fold la meilleure main. Par ailleurs, le semi-bluff permet d’éviter de donner une free card. En particulier en bettant la seconde paire contre un adversaire qui a des chances raisonnables d’être sur un tirage. Par ailleurs, le semi-bluff procure tous les avantages des autres outils de la deception. Le semi-bluff afin d’acheter une free card peut être remis en cause dès lors qu’un adversaire décide de reraiser. Dans ce cas, la free card aura été achetée au flop au prix de la turn. Avant de décider de tenter un semi-bluff, le joueur doit analyser la nature du flop. M. Malmuth considère qu’un flop idéal pour un semi-bluff est Q♣7♥4◊ car ce type de flop contient une high card qui peut permettre de faire folder KJ ou AT.
Comme toujours en matière de déception, il convient d’éviter le semi-bluff lorsque l’adversaire call dans 100% des cas. Par ailleurs, il convient d’éviter de trop fréquents semi bluffs en late position, car il provoque le risque qu’ultérieurement les raises légitimes ne soient plus respectés. De surcroît, le joueur doit garder à l’esprit que face au semi-bluff bet au flop, si celui-ci est trop prévisible, les adversaires seront tenter d’avoir davantage recours au check-raise. Afin de limiter le recours au semi-bluff, il est possible de le limiter aux tirages à 11 outs, une fois sur deux aux tirages à 9 outs et occasionnellement aux top paires-backdoor flush draws et rarement aux overcards backdoor flush draws. Par ailleurs, certains flop écartent toute possibilité de semi-bluff. Il s’agit par exemple du cas d’un joueur ayant 7◊5♣ sur un flop T♣6♥3◊ car, ici better ne permet pas de faire folder les overcards. Il en va de même avec les flops coordonnés qui vont maintenir de nombreux tirages. Par contre, il est possible de tenter un semi bluff sur un flop bicolore dès lors que le joueur détient deux overcards et l’A de la couleur comme A♣Q◊ sur un flop T♣9♣ 2♥. En effet, dans ce cas, le semi-bluff peut permettre d’obtenir une free card. Le semi-bluff raise peut également être profitable à la turn. A la turn, le semi-bluff se distingue du semi-bluff au flop car il permet avec une main trop faible pour caller la river de contraindre l’adversaire à checker la river. Au final, le prix est le même que si le joueur n’avait pas raiser la turn mais caller la river, mais en offrant à l’adversaire la possibilité de folder à la turn.
Il est difficile de se
défendre contre des joueurs qui pratiquent le semi-bluff.
Lorsqu’un adversaire semble semi-bluffer, il convient d’évaluer les probabilités que l’adversaire bluff, qu’il ait une made hand et les comparer à la probabilité pour le joueur d’améliorer sa main. En général, caller un joueur qui semi-bluff est une erreur et il faut mieux préférer les options les plus extrêmes à savoir raise ou fold. Enfin, une dernière solution pour se défendre contre le semi-bluff consiste en un délayed bluff. Il s’agit ,au flop, de caller un late bettor dès lors qu’il y a de bonne chance d’être en head up à la turn. Ensuite, il convient de better la river quelle que soit la carte qui apparaît. Ici, l’adversaire aura tendance à coucher sa main à la turn s’il n’améliore pas sa main.*
Le semi-bluff, est un des outils de la déception qui trouve parfaitement à s’appliquer aux petites limites. Le semi-bluff raise, en particulier à la turn est une réelle source de profit pour les joueurs qui maîtrise cette stratégie.
Pour aller plus loin :
- Theory of Sucking Out, A. Jalib
- Semibluffing, J. Brier, R.G.P.
- Hold'Em Poker for Advanced Players de D. Sklansky et M. Malmuth sur amazon.fr
- The theory of poker de D. Sklansky sur amazon.fr
- Improve your Poker de B. Ciaffone sur amazon.fr
11:20 Publié dans stratégie-sujets-variés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
08 mai 2005
Littlewoods poker
Littlewoods poker est une poker room qui appartient à un des plus grands bookmaker en ligne
, assurant ainsi les joueurs d’une bonne qualité de services.* *
Bien que peu fréquenté,
Littlewoods poker
présente un grand intérêt. Outre la stabilité financière du site qui ne pose aucun problème, le software est issu de la technologie Cryptologic qui est d’une rare qualité. Ce site à la particularité de laisser les joueurs choisir dans quelle monnaie ils souhaitent ouvrir leur compte.Cependant Littlewoods poker ne permet pas aux détenteurs de comptes en euros d’opérer des transferts vers neteller. Afin d’éviter de devoir opérer toute transaction financière par chèque ou virement bancaire, il est recommandé d’ouvrir un compte en dollars.
Le support offert par le site, comme pour toutes les rooms utilisant le soft Cryptologic est d’une rare qualité. Toute demande par mail reçoit une réponse dans l’heure qui suit l’envoi du mail.
Le lobby du site bien qu’un peu lent donne aux joueurs les informations essentielles. Le graphisme des tables est quant à lui très agréable. Les cartes sont claires et biens dessinées, les boutons sont très faciles d’accès même si la présence d’un bouton « all in » tend à développer un jeu quelque peu sauvage au cours des tournois.
En cash-games Littlewoods poker propose les variantes les plus jouées même s’il est difficile de trouver des joueurs en dehors des tables de holdem. Les tables de omaha 8 sont par exemple quasiment toujours désertes. Les limites les plus basses sont à $1/$2 mais le site s’est surtout forgé une réputation grâce aux limites les plus élevées.
L’offre de
tournois
du site est une des mieux adaptée aux joueurs ayant une faible bankroll. Si comme de nombreux autres sites, Littlewoods poker propose des tournois dont le buy-in n’excède pas quelques dollars, la spécificité du site est la limitation du nombre de joueurs à 200 en général , ce qui permet d’éviter à ces tournois de ressembler trop fortement à des freerolls.D’autre part, dans de nombreux tournois dont le buy-in est en général de $20, Littlewoods poker ajoute jusqu’à $40000 au prize pool rendant la plupart des tournois très attractifs.
Enfin, l’offre de freeroll est tout à fait satisfaisante avec des freerolls ou quasi-freerolls ( buy-in de $0.5 à $2) quotidiens, et un freeroll doté de $1000 ou $2500 chaque vendredi.
Les
bonus
de Littlewoods poker sont dans la moyenne avec un bonus au premier dépôt et un programme de fidélité avec des poker points.*
En conclusion, Littlewoods poker est un site idéal pour les joueurs qui bien que jouant essentiellement des parties de cash-game apprécient de participer à des tournois en comité restreint. Les bonus bien que n’étant pas exceptionnels restent très attractifs.
Pour aller plus loin :
- Visiter le site Littlewoods poker
09:40 Publié dans poker-internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll
27 avril 2005
Le Groupe 1 de D. Sklansky
| Adversaires: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mains : | |||||||||
| AA | 85.3 | 73.4 | 63.9 | 55.9 | 49.2 | 43.6 | 38.8 | 34.7 | 31.1 |
| KK | 82.4 | 68.9 | 58.2 | 49.8 | 43.0 | 37.5 | 32.9 | 29.2 | 26.1 |
| 79.9 | 64.9 | 53.5 | 44.7 | 37.9 | 32.5 | 28.3 | 24.9 | 22.2 | |
| JJ | 77.5 | 61.2 | 49.2 | 40.3 | 33.6 | 28.5 | 24.6 | 21.6 | 19.3 |
| Aks | 67.0 | 50.7 | 41.4 | 35.4 | 31.1 | 27.7 | 25.0 | 22.7 | 20.7 |
Un joueur à 2.1% de chance de recevoir une des 5 mains du premier groupe. En effet, si le premier groupe contient 5 des 169 types de mains de départ, il regroupe 28 des 1326 mains de départ. Toutes les pocket paires du premier groupe n’ont pas la même valeur et AK est une main qui bien que puissante préflop reste très vulnérable et fragile si elle ne s’améliore pas au flop.
* *
Les
pocket pairs
sont incontestablement les meilleures mains de départ en tight games comme en loose games même si, en loose games, AA-JJ perdent en stabilité. En général, il convient de jouer agressivement préflop en relançant avec AA et KK, cependant, en tight games, un joueur en early position avec AA-KK devra régulièrement limp-reraiser au lieu d’open raiser. En middle position, il est nécessaire de raiser / reraiser avec ces mains dès qu’il y a déjà un caller pour décourager les adversaires qui se trouve à gauche de AA-KK. En loose games, après plusieurs limpers, il est nécessaire de raiser avec AA-KK, il en va de même après plusieurs limpers et un late raiser, puisque KK par exemple, s’impose dans plus d’un tiers des cas contre 6 adversaires. Cependant, il est concevable de se contenter de caller dans 40% des cas. En head up, il est recommandé de caller avec AA et KK. En tight games, après un early raise et un reraiser, il est possible de caller en late position pour la déception, même si caller ne peut que signifier avoir QQ/AKs/AKo. Cependant, en général, la meilleure stratégie consiste à reraiser pour "punir" le joueur qui à raiser ou reraiser avec QQ. Par ailleurs, sur un flop AXX, KK conserve une e.v. positive. En head up, il est préférable de raiser sur un tel flop. Mais, en multiway, il est nécessaire de folder si un joueur bets et qu’il y a un caller. Par contre, raiser est une erreur sur ce type de flop car le raise va maintenir les mains comme AJ ou AQ et faire folder QQ. Enfin, si les adversaires checkent, better est la meilleure option. De surcroît, il est rare de devoir sous-jouer ces mains au flop. Il convient de jouer agressivement les overpaires ce qui permet, entre autres, de faire folder les weak draws. Cependant, comme le précise R. Cooke, au flop, avec une made hand, il convient de caller pour maintenir les weak draws dans les petits pots et de raiser pour faire folder les meilleurs tirages dans les plus gros pots. Ainsi, avec AA-KK, il est souvent nécessaire de manipuler la taille du pot.Souvent les joueurs affirment préférer détenir AK à QQ, pourtant QQ gagne 25% de coups de plus qu’une main moyenne contre 15% pour AK. D. Sklansky estime que le principe selon lequel il faut toujours relancer QQ en early position ne souffre d’aucune exception. De même, au big blind, il est également possible de raiser-reraiser avec QQ. Cependant, cette analyse ne vaut que pour autant que le raise soit respecté. En effet, si le raise n’est pas respecté, il n’a plus pour seule conséquence que la constitution d’un pot odds qui va favoriser les overcards. A défaut, en late position et d’une manière général en loose games, il est possible de caller préflop pour check raiser au flop. Sur 19600 flops, plus de 8800 flops feront de QQ une overpaire et près de 7500 flop seront du type AXX ou KXX sans Q. Si il est possible de better sur un flop KXX, il sera souvent nécessaire de check-folder avec un flop AXX. En conséquence, c’est parce qu’elle est instable en multiway qu’il est nécessaire de jouer QQ agressivement préflop.
JJ est une bonne main qui à l’inconvénient d’être très dynamique. Ainsi, avec un flop JXX, le set ne suffit à remporter le pot que dans 75% des cas. Par ailleurs les simulations font apparaître qu’en loose games, si JJ est une overpaire au flop dans 1/3 des flops, JJ ne s’impose à l’abattage que dans 20% des cas et dans 14% des cas si il y a une overcard au flop. Ensuite, avec deux overcards au flop, JJ a une e.v. negative. Dès lors, il est souvent nécessaire de raiser préflop en early position en tight games. En loose games, lorsque le joueur a la certitude qu’il y aura plus de trois callers, D. Sklansky recommande de se contenter de caller. A contrario, pour L. Krieger, il n’y a pas de situation ou ne pas raiser en early position avec JJ peut trouver une réelle justification. En middle position, même après un raiser et un limper, il est possible de reraiser en tight games en particulier pour acheter le bouton dès lors que le early raiser raise avec AJs/KQs/AQo. En late position et aux blinds, il est préférable de caller dès lors qu’un raise ne va pas réduire le nombre d’adversaires à un ou deux. Cependant, reraiser avec JJ en late position est possible si ce raise permet de sortir les blinds, d’acheter le bouton et d’obtenir une free card. Par ailleurs, il est possible de folder JJ préflop si le pot à été raiser et reraiser. Au flop, sur un flop T high, il convient de raiser et reraiser, mais contre un ou deux adversaires, il est possible de check caller pour raiser la turn en particulier si le jeu a été agressif préflop. Ainsi, JJ est une très bonne main qui reste difficile à jouer. Selon les analyses de poker room, JJ obtient de moins bons résultats en early position que AKs. Cependant, en tight games, JJ retrouve sa réelle valeur.
AK est une très bonne main qui impose de raiser et reraiser préflop. Cependant, en tight games, il est possible de limper avec AKs dans un tiers des coups. Cependant, certains comme J. Juanda recommande de limper plus d’une fois sur deux avec AK pour maintenir les AX. Raiser préflop avec AK vise d’abord à limiter le nombre d’adversaires. En head up par exemple AK n’a pas besoin de s’améliorer pour s’imposer. Par ailleurs, AKs domine largement les pocket paires jusqu’à 66. En effet, M. Malmuth précise que la supériorité de AK sur les pockets pairs provient des nombreuses possibilités de bluff et de semi bluff offertes à AK. Il est en effet difficile de jouer agressivement 66 sur un flop QT9. En late position, après 4 ou 5 limpers, il est préférable de caller pour manipuler le pot et maintenir AQ et AJ dans le coup. Par ailleurs, en late position après un early raiser, il est rarement possible de faire autre chose que folder AK. En effet, face à un early raiser qui aurait QQ/AKs/AKo, AK n’a d’autres choix que de folder d’autant plus que le joueur sera ensuite out of position. A. Jalib a mis en évidence que face à un tight raiser UTG il est nécessaire qu’il y ait 3 callers supplémentaires pour que AKs gagne plus que sa part, ici 20% des pots. En conséquence, AK est une bonne main qui est la meilleure main préflop dans 1/3 des cas mais qui, une fois sur deux est condamnée à s’améliorer puisqu’un joueur détient une pocket paire. Au flop, l’intérêt d’avoir limper préflop avec AK est manifeste. Par exemple sur un flop A73, un joueur ayant 87s aura besoin d’un pot odds de 8 :1 pour suivre considérant que la cote implicite est quasiment nulle. Si le joueur a limper préflop avec AK le pot odds offert à 87s sera probablement de 5 :1 ou 7 :1. Par contre, si AK avait été raiser préflop, le pot odd serait alors de près de 13 :1 et 87s pourrait alors caller correctement. Cependant, limper reste l’exception car en réalité sur ce même flop A73, AK sera généralement confrontée à TT/AJs/../ c’est à dire des mains qui n’ont en réalité que deux ou trois outs et auront besoin d’un pot odds de 22 :1 ou 14 :1.
*
En conclusion, AA-JJ/AKs sont incontestablement les meilleures mains de départ en holdem. Cependant, dans bien des cas il sera nécessaire de modérer l’agressivité preflop, en particulier en tight games. Ensuite, il sera parfois nécessaire de folder ces mains préflop, en particulier JJ.
Pour aller plus loin :
- Hold’em hand values table, S. Brecher, R.G.P.
- Two Black Aces, R. Cooke, Cardplayer
- Hold'em Preflop Strategy , A. Jalib, R.G.P.
- AA-KK in the blinds, I. Fekali, R.G.P.
- KK with an Ace on the flop, A. Jalib, R.G.P.
- Some Tough Hands, J. Brier, Cardplayer
- Best way to play QQ before the flop?, B. Yoon, R.G.P.
- When to fold big pocket pairs, A. Jalib, R.G.P.
- Raw Power, M. Cappelletti, Cardplayer
- Compairing Pairs , P. Samuel, Pokerpages
- Folding QQ before the flop, J. Morgan, R.G.P.
- Maximizing Small-Stakes Hold'em Winnings — Part IV, J. Brier, Cardplayer
- Playing JJ, Varlock, R.G.P.
- Jacks, L. Krieger, Cardplayer
- The Little Big Pairs — Jacks and Queens , A. Shykofsky, Cardplayer
- A-K unimproved, L. Jones, R.G.P.
- AK versus 4-handed limper, A. Jalib, R.G.P.
- AK early position, J. juanda, R.G.P.
- So what do I do now ?, A. Jalib, R.G.P.
- A-K revisited I, R. Slotboom, Cardplayer
- A-K revisited II, R. Slotboom, Cardplayer
- Analysing a Hand, M. Malmuth, Twoplustwo magazine
- Playing Overcards on Late Streets in Hold’em, M. Harris, Twoplustwo magazine
- Hold'Em Poker for Advanced Players de M. Malmuth et D. Sklansky sur amazon.fr
- Middle limit holdem de B. Ciaffone et J. Brier sur amazon.fr
- Poker essays vol. I de M. Malmuth sur amazon.fr
- Real Poker I et II de R. Cooke sur amazon.fr
- The theory of poker de D. Sklansky sur amazon.fr
- The complete book of holdem de G. Carson sur amazon.fr
- Internet texas holdem de M. Hilger sur amazon.fr
- Small Stakes Hold 'em de E. Miller, D. Sklansky et M. Malmuth sur amazon.fr
11:05 Publié dans le jeu pre-flop | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poker stratégie freeroll



